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Archive de l’étiquette backstage

A grande régularité, grandes responsabilités

On a compris assez rapidement que la régularité de nos parutions (1 épisode tous les mercredis) était un SUPER POUVOIR.

La régularité permet en effet d’avoir une meilleure visibilité partout :

  • dans les classements des podcasts,
  • dans les applis d’écoute : soundcloud, podcloud, iTunes…
  • dans les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

 

Et pour se faire connaître, il n’y a rien de tel que la visibilité.

 

 

Or, quand on fait sa série audio dans son salon, en général, on n’a pas trop l’esprit « pub payante Facebook » et encore moins affichage 4×3 dans le métro aux côtés de Deezer. Il y a des tas de moyens de trouver son public sans dépenser d’argent.  Ils sont plus ou moins fatigants et plus ou moins efficaces. On en a essayé un certain nombre, on te racontera dans un autre article, si tu es intéressé.

 

En tous cas, une fois que tu t’es engagé auprès de tes auditeurs, il vaut mieux t’y tenir, car l’auditeur novice se caractérise par

  1. son incapacité à comprendre le mot ABONNEMENT. Il voudrait bien cliquer, mais encore faudrait-il qu’il sache où.
  2. sa volatilité. Tu ne publies pas cette semaine ? Il va écouter autre chose. Et après vogue la galère (3 semaines de com minimum), pour le faire revenir.
  3. sa notion très élastique du temps : un épisode de 5 mn, c’est soit trop ou trop peu.

Les plus assidus attendent leur mail, ou leur notification pour aller directement télécharger ou écouter l’épisode. Quand le mail ne vient pas, c’est une trahison (petite, mais quand même)… Les plus voraces dévorent ta saison en 2 heures 30 top chrono et te demandent : mais… c’est quand la saison 2 ?

 

 

Le principal problème de l’assiduité, c’est que tu finis par subir malgré toi une sorte de chantage affectif de l’auditeur. Tu ne veux pas le décevoir, tu dois donc fournir sans faillir et si tu n’es pas organisé à la fin… tu t’épuises.

 

 

La fiction sonore a cette particularité, (par rapport au podcast d’interview ou de discussion) d’avoir une phase de production particulièrement longue et incompressible:

Et même pour certains, composition musicale, ce que nous, nous ne faisons pas, rappelez-vous, nous ne sommes pas des musiciens cf. article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant.

Ce qui fait que dans une semaine, pour un épisode Pamela Target de 5mn, il y a plus de 3 jours de travail. Une saison de 33 épisodes,  ça fait donc beaucoup de jours de travail, sans compter l’écriture, le temps passé à « jouer » au Community manager et notre autre travail à côté, parce qu’on en a tous un.

 

 

Quand tu tombes dans le syndrome Spider-man (grands pouvoir, grandes responsabilités), laisse-moi te dire qu’il va falloir t’accrocher pour en sortir. C’est l’engrenage infernal. Apparemment, devenir organisé ça aide à s’en sortir  ! mais pas que….

Dans le prochaine épisode, découvre comment nous sommes sortis de cet engrenage, GRACE AU FUNK.

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

article 3 : Lost in translation

 

A écouter

saison 1 de Pamela target

La TEAM Pamela Target LOST IN TRANSLATION

Apprendre à écouter, c’est comprendre son public.

C’est plus facile à faire quand on est tout nouveau dans un milieu, mais c’est applicable aussi quand on est un référent dans un domaine. Attention ! Ecouter ne veut pas dire suivre à la lettre ce qui peut être reproché.

Tout est une question d’équilibre.

 

Au lancement de la série, nous avions choisi comme punchline* : Pamela Target, la série barrée et un poil prouuut. Nous avions puisé nos premiers auditeurs dans notre base d’amis (chose que je ne recommande pas vraiment, car rien ne dit qu’ils feront partie de la cible au final). Certains nous ont fait des retours du genre: trop fou, trop décalé, pas assez réaliste. Certains nous reprochaient d’être trop prout, d’autres de ne pas l’être assez. Dans quel sens fallait-il bouger le curseur du prout  ? Avions-nous vraiment un public ?

 

Un début de réponse nous a été donné, lorsque nous avons eu notre premier commentaire sur iTunes provenant d’un auditeur non identifié (bref, pas un ami) : « série déjantée, barrée à l’ouest, fun et même funky, mais qui est Pamela Target? « .

Alléluia ! Mazeltov ! Nous avions un public et du même coup, nous avions trouvé notre nouvelle punchline. Le prout avait disparu de la punchline, mais pas son esprit, on vous l’assure !  Et petit à petit, nous avons commencé à trouver notre vrai public (enfin c’est surtout lui qui nous a trouvé… on essaiera d’en parler plus tard), parce qu’on a réussi à faire le tri dans les retours, entre ce qui relevait du fonds et de la forme. Croyez-moi, ce n’est pas toujours évident et je suis heureuse de ne pas avoir été toute seule pour décoder.

*Olivier Benguigui photographie

 

Dans le prochain épisode, découvre pourquoi  une grande régularité implique de grandes responsabilités pour la PT Team tout comme Spider-Man !

 

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

A écouter

Saison 1 de Pamela Target

*Punchline désigne, dans plusieurs domaines artistiques, une phrase forte ou choc.

 

Un petit pas pour la Team Pamela Target …

Pourquoi, quand on se lance, le mieux est-il l’ennemi du bien ?

Ça a l’air bête à dire, mais pendant longtemps nous avons pensé qu’il fallait attendre le bon moment, perfectionner, peaufiner, lustrer son produit, avant de le sortir et que seule la qualité ferait venir nos auditeurs. Aujourd’hui, avec le recul, on ne regrette pas d’avoir suivi une approche par petits pas et de feedback (Lean).

« Même un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas. » Lao-Tseu ou plus prosaïquement « Just DO IT », Nike.

Pour être honnête, la dénomination de méthode des petits pas empruntée à la fameuse philosophie Kaizen (qui veut dire littéralement :analyser pour rendre meilleur) est arrivée bien plus tard. En effet, au départ, nos petits pas étaient dus plus à un manque total d’organisation qu’à une réelle volonté de stratégie.

Ainsi, quand nous avons annoncé la date de lancement de la saison 1, notre premier épisode n’était même pas prêt ! Chaque semaine, nous mettions en ligne un nouvel épisode, sans que celui d’après soit déjà dans les tuyaux. Nous avions pris un peu d’avance dans l’enregistrement des épisodes, mais nous étions dans les choux pour tout le reste. Montage, design sonore, mixage, graphisme, communication, RIEN n’était prêt. On allait à petit pas, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement.

Finalement, ce fut un mal pour un bien, parce que nous avons pu tenir compte des retours au fur et à mesure. Un pas, un retour, un nouveau pas, un autre retour…ainsi de suite…

D’un épisode à l’autre, nous changions ce qui était possible (à condition que la mise en ligne ne soit pas retardée). En revanche, ce qui était plus compliqué, qui nécessitait plus de temps, plus de ressources techniques ou scénaristiques, nous le programmions dès que possible.

Un des premiers retours que nous avons eu concernait le personnage de Peter Pan pan le Lapin. Pour ceux qui ne connaissent pas notre série, Peter pan pan est un personnage très volubile et très… énergique, à tel point que les autres comédiens font en général deux pas de côté pour éviter d’en prendre plein les oreilles pendant les enregistrements. Super Jeu, super énergie, mais aux dires de certains auditeurs, il semblait avaler une partie de ses mots sur les premiers épisodes et l’on ne comprenait pas tout. Dès les enregistrements suivants, nous avons été plus attentifs à son niveau sonore et à son débit de parole, ce qui a grandement aidé à améliorer l’identité du personnage.

Dans cet extrait des coulisses de l’épisode 21 « Un conseil à la Kamelott« , tu peux retrouver pendant l’enregistrement Peter Panpan le lapin (King of Punk), accompagné de Tutu La Tortue (Noémie Bousquainaud) et Korragen Le corbeau (Frans Boyer).

Mais, parfois,  il nous fallait plusieurs épisodes pour digérer le feedback et mettre en place une quelconque correction. Oui parce que, pour assimiler certains d’entre eux, il faut être sacrément ZEN (genre ce qui ne me tue pas, me rend plus fort) ou sacrément armé.

Quand nous avons fait écouter notre premier épisode tout de suite après l’avoir monté, pour ne rien te cacher… l’armure  d’Iron man n’aurait pas suffit, face aux scuds que nous avons reçus.

Après cela, on aurait pu suspendre la diffusion et retravailler l’ épisode indéfiniment. Malgré tout, on s’est accrochés. On a choisi de continuer à avancer dans la série. Choisir de nous améliorer au fur et à mesure, choisir le bien plutôt que le mieux.

Episode après épisode, on a appris à mieux utiliser notre matériel d’enregistrement, à monter, mixer différemment, en exploitant au mieux nos forces et en essayant de minimiser nos faiblesses. On t’expliquera notre méthodo d’enregistrement dans un autre article. En tous cas, sans tous ces retours, nos derniers épisodes ne ressembleraient pas à ce qu’ils sont (et j’avoue être assez fière de notre progression entre l’épisode 1 et l’épisode 33!). Il n’y a pas de doute :

Recueillir les avis, les commentaires, est la façon la plus « directe » d’apprendre et de progresser.

Dans le prochain article: « La Team Pamela Target totally LOST IN TRANSLATION », découvre la complexité de comprendre ce que le public dit.

A lire aussi :

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 3 : Lost in translation

 

A écouter

Saison 1 de Pamela Target

La Team Pamela Target et la peur du néant.

Nous sommes Katia, Pascal et David, les 3 créateurs d’une série audio qui s’appelle Pamela Target. Avec notre saison 1 qui arrive à sa fin, c’est le moment d’un premier partage d’expérience. En 33 épisodes, 10 000 écoutes, 10 mois délirants, speedés et funky, beaucoup de fous rires, pas mal de nuits blanches et quelques crises existentielles, nous avons réussi à produire DANS NOTRE SALON notre première série de fiction audio.

En attendant la saison 2, nous partageons avec toi notre folle aventure d’une année de série audio.

 

Pour nous, l’aventure de podcasteurs a commencé, il y a tout juste 1 an. Avant, on se retrouvait tous les vendredis soir dans notre salon, pour jouer de la musique ensemble. Autant dire qu’on s’éclatait, mais sincèrement, on ne jouait pas super bien. Un vendredi, alors qu’on envisageait d’agrandir le groupe à un quatrième larron… ce dernier nous a planté, comme ça… WTF !!!  Ce fut un petit coup dur pour nous… Non ! Pour être honnête, pas tant que ça, parce que ce soir-là, on s’est lancés dans la fiction audio.

Au début, c’est toujours le néant. A ce stade du projet, tout est un peu exacerbé, mais ce n’est pas tout à fait le néant en réalité. Nous, on était 3 copains : un geek, un auteur-réal et un scénariste de jeux vidéos. On se connaissait depuis qu’on avait dû choisir entre la pilule bleu et la pilule rouge. (si tu comprends la référence, c’est que toi aussi tu es né avant la Matrice).

Avec nos compétences, notre réseau d’amis et notre matériel disponible, on s’est dit : l’AUDIO, c’est l’idéal. Peu de contraintes de décors, peu de comédiens, ni de gros moyens techniques nécessaires, juste des histoires à raconter… Bien sûr, comme tu pourras le lire dans les autres épisodes, nous avons réalisé que ce n’était pas aussi simple que ça.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.  » Mark Twain

 

A l’évidence, pour nous lancer, il ne nous fallait pas attendre l’idée de génie, mais aller au plus simple :

  • Des épisodes courts (pas plus de 5 minutes),
  • des comédiens corvéables à merci (nous principalement),
  • un studio pas cher et dispo tout le temps (notre salon)
  • et une envie : créer une série barrée et funky avec notre humour et nos références ciné, BD et jeux vidéo.

Alors on a tout écrit pour faire des épisodes de 5mn, une première fois (en 2017), puis une deuxième (en 2017), puis une troisième… D’ailleurs, si tu veux découvrir un extrait du scénario de l’épisode 1 « J’suis pas venu pour beurrer des sandwiches », tu peux le trouver ici. Pour le fun, tu verras, on a comparé la 1ère Version et la Version Def d’enregistrement.

Au bout de 6 versions, Pascal a dit: ça suffit, maintenant on se lance…

Et on s’est lancé. Dans le prochain article, découvre pourquoi, quand on se lance, le mieux est l’ennemi du bien.

 

A lire aussi :

Article 2 Un petit pas pour la Team Pamela Target 

Article 3 Lost in Translation

 

A écouter :

Saison 1 de Pamela Target