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Archive de l’étiquette Tom Cruise

Comment bluffer votre manager sur les Films d’aviation avant la sortie de Top Gun 2 ?

Top gun 2 sort cet été. C’est le moment de faire un retour sur les meilleurs films d’aviation depuis leur création. Aujourd’hui, on peut voir voler à travers l’espace infini des chasseurs spatiaux détruisant à coups de lasers photoniques les navettes aliens malgré leurs champs de force. Tout ça, vous vous en doutez, réalisé en image de synthèse. 

Rien de surprenant. De même, des chasseurs F-Cat tirant à coup de roquettes ou de missiles exocet sur des avions ennemis, au hasard, les Messerschmidt allemands ou les Mig russes, Les avions atteints qui explosent en flammes, qui s’écrasent au sol ou disparaissent en vrille vers un destin inconnu, rien de surprenant à savoir que tout cela relève aussi de l’image de synthèse.

« Mais tout cela, c’est du budget ! » Et vous avez raison, ça coûte cher les CGI.

Mais revenons à un temps plus ancien, et pas si lointain, où ces avions de guerre étaient vraiment utilisés sur les tournages et où des pilotes expérimentés et des cascadeurs aériens experts intervenaient sur les plateaux pour réaliser ces scènes de combat et d’acrobatie.

Plongeons-nous aux sources du film d’aviation…

LES FILMS D’AVIATION : LA FOLIE DES GRANDEURS ?

Passion will make you crazy, but is there any other way to live?” – Howard Hughes

Le premier à mettre les pieds dans le plan, ou plutôt, les ailes dans les airs, c’est William Wellman dans un film de la paramount sobrement baptisé “Wings” et sorti en 1927, enfin, remonté et ressorti en 1929, pour s’adapter à l’arrivée du parlant. 

L’idée est de raconter les épisodes de la première guerre mondiale au travers d’une escadrille d’aviateurs en France.

Et donc de filmer des avions comme jamais ! Parce qu’en 1926, pas d’images de synthèse ! Et les maquettes n’étaient pas au programme de ce film.

Voilà ce que c’est que filmer dans les airs dans les années vingt

Wellmann n’a que deux films à son actif. Mais il a un atout majeur, c’est un ancien pilote médaillé de la première guerre mondiale et un cascadeur aérien !

La réalisation du film part dans une direction qui en surprendrait plus d’un aujourd’hui.

Imaginez, les acteurs vont devoir apprendre à piloter, car ils vont voler dans les airs et être filmés dans leurs batailles aériennes.

Les personnages principaux sont donc d’abord un ancien pilote devenu acteur (Richard Arlen), puis un jeune acteur qui va se former sur le tas Charles Rogers. Le premier rôle féminin sera attribué à Clara Bow.

Wellmann et ses comédiens de « Wings »- 1930

Sans oublier tout un tas de figurants pour piloter les avions formant les deux flottes qui vont s’opposer dans les airs, et les techniciens embarqués dans des avions pour capter tout cela.

Le film reçoit le soutien logistique et humain de l’armée de l’air.

Et bien, pour une première de ce type, tout aurait pu se passer au mieux mais malheureusement, si seulement un cascadeur se blesse, un des pilotes décède dans une chute mortelle.

Reste la première bataille aérienne de l’histoire du cinéma réalisé entièrement avec des vrais avions. Caméras embarquées pour filmer les acteurs, et chorégraphies ahurissantes pour l’époque et pour un budget de Deux millions de dollars au total.

Le film restera dans les annales du cinéma, non seulement pour cette prouesse de mise en scène aérienne, mais aussi pour ces choix de réalisation dans les scènes terrestres. Succès public, mais aussi succès critique car il fut le premier film à gagner l’oscar du meilleur film !

Et il ouvre la voie à tout un tas de successeurs.

En 1930, on peut citer le film “Les Ange de l’enfer” de Howard Hughes, qui excelle dans la folie des grandeurs, puisque Hughes rachète des avions à tire-larigot pour meubler son film, et qu’il réalise lui-même une cascade qui lui vaudra un accident et un morceau de métal dans le crâne. Alors qu’on le pensait perdu, Howard se lève un matin à l’hôpital et veut retourner tourner son film. Mais ce morceau de métal influencera probablement la santé mentale du milliardaire.

La voie s’ouvre alors aux films monumentaux sur les batailles aériennes.

Mais à un moment, un autre souci va s’imposer, une envie de revenir à une réalité plus documentée.

LES FILMS D’AVION : DE LA FICTION DOCUMENTEE ?

I fear all we have done is to awaken a sleeping giant and fill him with a terrible resolve.” – Amiral Isoroku Yamamoto

Ce sont les Anglais qui vont prendre le pli. Un besoin de raconter la guerre d’un autre point de vue. En revenant aux hommes et aux missions, à un aspect plus documentée, pas forcément d’une fidélité historique incontestable, car nous sommes toujours dans la fiction.

Rien ne vaut un bon exemple. Alors en route !

En 1955 sort “Les briseurs de barrage”, de Michael Anderson. Le film raconte les opérations Anglaises qui ont visé à bombarder les barrages allemands pour ralentir la production industrielle nazie pendant la seconde guerre mondiale.

Visant la sobriété, il relate les différentes étapes de la mission, de la conception de la bombe, aux discussions pour convaincre les têtes décisionnaires du bien fondé de la mission, sans oublier les entraînements à l’utilisation et au lancement de ce type de bombe pour les pilotes et bien sûr, les missions de bombardements.

Des avions en mission secrète dans la nuit noire de l’Allemagne

Mais Anderson ne voulait pas uniquement faire un documentaire, il s’investit pour donner au film rythme et énergie, sans trop donner dans le spectaculaire.

L’homme, aux différents postes, qu’il soit pilote, concepteur, ou autre, reconnus ou anonymes, reste au centre du film. Même si les avions ont une belle part !

Les Américains prennent le pli et décident de parler d’un drame de la deuxième guerre mondiale, le bombardement de Pearl Harbor.

Mais bien avant le film du même nom de Michael Bay sorti en 2001, c’est une collaboration franco-japonaise qui donnera naissance à un film réalisé en 1970 par Richard Fleischer, Kinji fukasaku et Toshio Masuda et qui s’appellera “Tora ! Tora ! Tora !”.

Le film « Tora !Tora ! Tora !  » réalisé par Richard Fleischer et Kinji Fukasaku – 1970

Oui, vous avez bien lu, Richard Fleischer, qui réalisera plus tard entre autres“Soleil Vert” et “Conan le Destructeur” puis nous quittera en 2006 et Kinji Fusakaku qui réalisera entre autres “Le cimetière de la morale” et “Battle Royale” avant de s’éteindre en 2003.

Le film mettra en scène certes de vrais avions, mais aussi de nombreuses maquettes, parfois énormes.

Paradoxalement, s’il ne fut pas un énorme succès aux Etats-Unis, il a cartonné au Japon.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que le côté documenté des films d’aviation en prit un coup mais dans les années quatre-vingt, on allait partir sur de nouvelles bases.

LES FILMS D’AVIATION : DE LA CLASSE ET DU STYLE ?

Et ces nouvelles bases, ce sont Jerry Bruckheimer et Don Simpson qui allaient les poser avec des films d’action calibrés pour le grand public, des blockbusters qui dépotent. Premier exemple, “le Flic de Beverly Hills”. Mais qu’est-ce que ça peut donner version film d’aviation ? Et bien le devenu cultissime “Top Gun” de Tony Scott sorti en 1986.

Cultissime, mais possible grâce au soutien de l’armée de l’air américaine, à nouveau, la boucle est bouclée avec “Wings” dont on parlait plus haut.

Remember, boys, no points for second place.” – Slider – Topgun

Deux autre points commun, “Top Gun” est aussi un film Paramount. Et le scénario comporte également une histoire d’amour.

Mais après, on change de registre. Nous ne sommes plus en guerre mais bien dans une école chargée de former la crème des pilotes.

Et si l’histoire s’inspire d’un fait réel, la fameuse école de formation Marine Corps Air Station Miramar, elle part ensuite dans la fiction totale.

Une des contraintes des scènes d’avion a été les changements depuis la deuxième guerre mondiale. Les chasseurs modernes se combattent dès huit cent mètres de distance pour pouvoir s’envoyer des roquettes dans le cockpit ! Certains avions ont été abattus par des tirs effectués à plus de deux kilomètres de distance.

On vous laisse imaginer ce que ça peut rendre à la caméra… Si les avions sont trop proches, ils ne peuvent pas tirer de missiles, c’est trop risqué pour les deux ! Ils ont recours au mitrailleuses incorporées.

Le parcours initiatique de Mitchell, joué par Tom Cruise, qui va acquérir son surnom de Maverick au fur et à mesure de du film, reste classique.

Le film marquera par

  • sa bataille aérienne,
  • Tom Cruise (qui commença par refuser le rôle, jusqu’à l’arrivée d’un chèque d’un million de dollar)
  • et la BO de Berlin “Take my breath away”.

A quoi voit-on qu’un film est devenu cultissime ? Quand il devient l’objet d’un parodie !

Et donc, en 1991, débarque sur les écrans “Hot Shots” de Jim Abrahams. Confirmant le statut de film culte de « Top Gun » !

Tout est dit…

Si le film est truffé de gags et de détournement de pleins de scènes cultes d’autres films, sa base est essentiellement de parodier “Top Gun” et Charlie Sheen reprend le rôle de Tom Cruise.

Contre toute attente, ce film aussi met en scène de vrais avions. Certes, faute de budget, la fidélité historique n’est pas de mise (et puis on est dans la parodie) mais le matériel est là.

Et vu l’ambiance, on peut se douter que l’aéronavale américaine n’était pas partante pour prêter des avions.

Mais voilà, les images numériques commence à se déverser sur les écrans, et il devient plus facile de créer des avions virtuels que d’en sortir des véritables.

LE FILM D’AVIATION : DES PROUESSES VIRTUELLES ?

We shall never surrender.” – Soldier

Dans les années qui suivirent, on peut lister nombre d’exemples de films dotés d’avions virtuels, où les acteurs pilotent dans la sécurité des studios et des fonds verts.

Au hasard, “Flyboys” sorti en 2006 et réalisé par Tony Bill avec James Franco et Jean Reno. Retour à la première guerre mondiale avec l’escadrille d’Américain envoyé en France.

Ou bien “Baron Rouge” sorti en 2008 et réalisé par Nikolai Mullerschon qui raconte l’histoire de l’as de l’aviation allemande de la première guerre mondiale, le baron rouge, de son vrai nom Manfred Von Richthofen.

Ou encore “Red Tails” sorti en 2012, réalisé par Anthony Hemingway, raconte l’histoire de la première escadre de pilotes de chasse Afro-Américains pendant la deuxième guerre mondiale. Notons que Georges Lucas est à la production et qu’il aurait réalisé quelques scènes du film. Et que l’on est peu surpris du coup par la présence des effets spéciaux et des images numériques.

Mais la question n’est pas tant la présence d’images numériques que de savoir si le résultat final est crédible et qu’il vous entraîne dans l’appréhension de ces combats aériens. Là, ce sera à vous de vous faire votre avis !

Une exception de taille : Dunkerque de Christopher Nolan en 2017

Notons qu’il reste quelques exceptions. On pourrait citer le “Dunkerque” de Christopher Nolan sorti en 2017 et qui nous immerge au côté des pilotes. Christopher Nolan a voulu limiter au maximum les images de synthèses pour immerger au mieux le spectateur.

Exception de taille : Dunkerque (Dunkirk en VO) de Christopher Nolan

Le film comporte donc de vrais avions et aussi son lot de modèles réduits. Mais le résultat fonctionne à merveille, et par un vrai travail sur l’image et surtout sur le son, vous vous retrouvez en plein coeur de ces carlingues brinquebalantes, dans l’inquiétude de savoir si votre avion tiendra jusqu’à l’atterrissage.

 

Les ravages de l’aviation sur les troupes Anglaises. On frissonne avec eux.

Fasciné par toutes ces scènes cultes d’avions fendant les cieux, nous ne pouvions faire autrement que de placer une référence à un film d’aviation dans Pamela Target. Et forcément, que choisir comme clin d’oeil sinon le classique “Top Gun” pour le nouvel épisode de Pamela Target, TopGuts :

Et vous, quel est votre film d’aviation préféré ? Celui que vous avez le moins aimé ? Celui qui vous a marqué à jamais ? Dites-nous donc tout cela en commentaire.

A bientôt,

La PT-Team

Ce que votre mère ne vous a jamais raconté sur les courses poursuite à pied

Vous avez compris le sujet du jour :  on va se pencher sur les “Foot Chase” – traduction de Course-poursuite à pied en Anglais, tellement plus classe à dire – au cinéma.

La course à pied, c’est bon pour la santé. Une fois qu’on a dit ça, on peut aller passer une paire de baskets, un survêtement jaune et partir pour un jogging ou aller se coucher… Aller se coucher, oui mais devant votre écran. Non pas pour regarder des kilomètres de marathon ou des sprints des Jeux olympiques, mais bien pour vous régaler des courses-poursuites à pied émaillant l’histoire du cinéma.

Parce que si la course à pied, c’est bon pour la santé, et bien la course-poursuite à pied, c’est vraiment le pied !

  • LA FOOT CHASE, C’EST FUN !

Ces fameuses courses insensées, le cinéma nous en propose de magnifiques depuis plus d’un siècle. Charles Chaplin, créateur de Charlot le vagabond, nous a offert quelques belles surprises, comme dans “The Adventurer”, petit film de 1917. Mais il faut noter que là, il joue plus sur la bousculade et la course-poursuite en elle-même est certes drôle mais limitée.

L’année suivante, Harold Lloyd nous fait découvrir, dans “Why pick on me”, une course-poursuite de folie avec deux policiers pas très malins. Course, acrobatie, gag, cascade, tout y passe pour échapper à ses deux représentants des forces de l’ordre.

Mais le maître incontesté de la course poursuite et de la cascade toute catégorie de cette époque, le créateur original de tellement d’images entrées dans l’inconscient collectif et reprises par tant et tant de films, séries ou autres œuvres audiovisuelles reste Buster Keaton. Surnommé l’homme qui ne sourit jamais, Buster était acteur, réalisateur, scénariste et producteur. Rajoutons Cascadeur ! Il a joué dans plus de soixante courts-métrages, et plus de soixante long-métrages.

 

A comedian does funny things. A good comedian does things funny.” – Buster Keaton

 

Avant de signer un contrat à la MGM, qui a bridé son talent et l’a réduit à devenir un simple “faiseur de films”, Keaton a signé certaines des plus belles pépites du cinéma muet d’humour, où son talent pour le gag mais aussi pour les foot-chase et les cascades resta presque inégalé dans l’histoire du cinéma.

A titre d’exemple, ce petit bijou extrait de “Cops”, film de 1922, vous donnera une idée des compétences athlétiques du bonhomme, sous son costume trop large.

On parlait des compétences athlétiques de Buster Keaton. Car dans la Foot-Chase, c’est aussi cela qui nous touche : l’homme face à l’adversité, et qui va s’en sortir en alliant sa ruse et son physique.

Si Harold Lloyd, Buster Keaton sont des sacrés acrobates, c’est aussi par des coups de génie qu’ils parviennent à se dépêtrer des pires situations. Ces pionniers du début du siècle dernier ont posé les bases de la course poursuite à pied. L’effort physique incroyable, les renversements de situation inattendus, tout cela au service du rire !

Le mélange entre l’humour et l’action trouve sa source chez eux. Une recette qui marche toujours un siècle plus tard.

  • LA FOOT CHASE, C’EST UN DEFI SANS VIOLENCE

Mais rire d’une bonne foot-chase, est-ce simplement cela qui la rend si attractive ? Non, il y a autre chose.

Parfois, je me dis que je vais partir sur un road-movie à la cool avec une équipe réduite. Je commence à écrire, mais je finis toujours par taper : « Et Là, une armée de Vikings entre dans le champs » – Alain Chabat

Contrairement à la horde sauvage de Vikings, l’intérêt qui nous emmène dans la course poursuite, c’est le héros seul, qui va affronter la nature, ses adversaires, le monde, non dans un combat violent où les coups volent et le sang gicle, mais bien dans une course contre la montre, et souvent contre la mort. C’est là qu’on vibre avec lui.

 

La Cité de la Peur – Serge Karamazov – https://www.youtube.com/watch?v=Frhx3p-yyus

Peut-être que le héros va se blesser, mais paradoxalement, le but est d’arrêter l’autre, ou d’éviter de se faire arrêter, mais pas de détruire dans un combat sanglant un adversaire.

Et du coup, l’humour peut rester toujours de mise, comme l’ont montré les Nuls dans “La Cité de la Peur” film de Alain Berbérian sorti en 1994 et écrit par le trio des Nuls (et non plus le quatuor, Bruno Carette étant décédé en 1989). Dans cet extrait, Alain Chabat, jouant le rôle de Serge Karamazov, court après un tueur en série.

Pour la petite histoire, cette course-poursuite pleine d’humour et de cascade, comporte quelques références, comme son final qui renvoie à la fin de la course-poursuite de Point Break, réalisé par la talentueuse Kathryn Bigelow et sorti en 1991 :

Course poursuite de Point Break https://www.youtube.com/watch?v=VF7dPKXwag4

Cette action simple de courir, que nous avons tous connu, voire pratiqué pour attraper un bus, un métro, arriver avant la fermeture des magasins, valider son épreuve d’EPS pour le bac, devient tout d’un coup pour le héros la dernière ressource pour atteindre son but – dans les deux cas précédents, capturer un méchant -.

Une dernière ressource que nous partageons tous.

Mais cette ressource, on peut l’utiliser aussi pour fuir, car la Foot chase peut mettre en scène la course du héros pour attraper son ennemi ou bien pour le fuir.

Est-ce que voir une Foot chase renvoie notre cerveau reptilien au temps où nous fuyions devant les fauves affamés ou les mammouths enragés ? Peut-être bien…

Dans tous les cas, entamer une course-poursuite va revenir à se dépasser !

 

  • LA FOOT CHASE, C’EST LE DÉPASSEMENT DE SOI

La Foot Chase, c’est aussi reculer ses limites pour atteindre son but, c’est le dépassement de soi.

Quand le combat ne fonctionne plus, il ne reste que la course ou la cavalcade comme le constate Jackie chan dans “Police Story 4 : First Strike”, réalisé par Stanley tong en 1996. 

On écrivait tout à l’heure que Buster Keaton était presque inégalé. Le presque faisait allusion à Jackie Chan. Comme Buster, il est acteur, scénariste, réalisateur, producteur… Et cascadeur ! Il faut dire que de sept à dix-sept ans, il est formé à la China Drama Academy où il s’entraîne rigoureusement et devient très fort en acrobatie et arts martiaux. Puis, il se lie d’amitié avec Sammo hung et Yuen Biao.

Ce petit trio sera surnommé plus tard les trois frères ou encore les trois dragons.

Nothing is impossible. Even the word itself says “I’m possible”- Jackie Chan

Avant sa majorité, Jackie aura joué dans “l’Hirondelle d’Or” en 1966 et dans “Touch of Zen” en 1971, deux films de King Hu qui vont devenir cultes. Et il enchaîne comme cascadeur sur “la Fureur de Vaincre” et “Opération Dragon” avec Bruce Lee l’année suivante.

C’est en 1978 que sa carrière se lance avec “Le Chinois se déchaîne”. Jackie Chan, après un premier tour aux Etats-Unis sans réussir vraiment à percer, revient à Hong Kong. Il va enchaîner alors sur une série de comédie à succès avec la complicité de ses deux frères dragons, Sammo Hung et Yuen Biao. Le premier film de cette alliance prometteuse sera “le marin des mers de Chine” en 1985. Les dés et la carrière de Jackie sont lancés.

Ce cocktail d’action, d’humour, de combats comiques, de cascades improbables et de valeurs positives resteront les marques de fabrique de ses plus grands succès.

Comme Buster, Jackie Chan a poussé loin l’art de la cascade et de la course poursuite tout en y intégrant, comme son illustre prédécesseur, de bonnes touches d’humour mais aussi des techniques moderne, comme le câblage.

Par exemple, dans “le Médaillon” film réalisé par Gordon Chan en 2003, Jackie s’illustre dans cette poursuite où il mélange acrobatie, parcours, et câbles :

 

Avec Buster Keaton, Jackie Chan restera lui aussi une star inégalée du mélange réussi du rire et de l’action !

En gardant des doses d’humour, mais en beaucoup plus violent et moins pacifiste, cette même année 2003, le jeune Ting, un autre personnage de justicier, courait aussi sur les têtes, mais dans une course poursuite incroyable réalisée quasi sans trucages grâce aux prouesses physiques de l’acteur Tony Jaa. Tout cela se passait dans “Ong Bak” de Prachya Pinkaew. Il court, il court, Tony Jaa, regardez-le donc :

Dans la réalisation, c’est moins réussi que les films de Jackie Chan mais ça n’enlève rien au dynamisme de cette chasse de rue.

Jackie Chan n’a pas hésité à se dépasser pour créer des Foot chase incroyables. Et parfois sans trucage. Mais d’autres fois, le trucage ne sert pas à amplifier les effets de la course mais à recréer l’impossible. et l’impossible, c’est quand…

 

  • LA FOOT CHASE, C’EST L’HORREUR

Hé oui, dans les films d’horreur, le héros (ou l’héroïne) est souvent appelée à courir sans fin pour échapper à un tueur en série qui, lui, marche pesamment. Et pourtant, il n’est jamais semé par ses victimes.

Mais outre ce curieux code du film d’horreur, on peut assister à de monstrueuses (au sens premier du terme) – courses-poursuite dans ce genre de récit.

On peut penser à « 28 semaines plus tard », réalisé par Juan Carlos Fresnadillo et sorti en 2007. Lui-même la suite de « 28 jours plus tard » le film de Danny Boyle sorti en 2002, où les zombies en ont marre de marcher et apprennent à courir. Et même à sprinter !

Robert Carlyle va vite le comprendre, mais pas à ses dépens : https://www.youtube.com/watch?v=VVnz6hlC3pQ

Dans ce cas, la fuite prend son sens à cause de la masse d’adversaire. Une masse qu’on peut retrouver dans d’autres films de Zombies, comme World War Z réalisé par Marc Forster en 2013. Là, les héros sont poursuivis par des hordes indénombrables de Zombies affamés. Et ça fait peur !

World war Z

Mais l’horreur peut se resserrer sur un personnage. Repensez au final de Shining de Stanley Kubrick, film de 1980 où Danny fuit son père, totalement possédé par la folie ou le mal, voire les deux ! Cette course-poursuite filmée au niveau du regard de Danny laisse des frissons inoubliables…

La course-poursuite, dernier moyen d’échapper à la mort ? On peut le voir comme ça. Mais ce serait oublier une nouvelle vague – non, pas celle de Godard, Truffaut et leurs amis – qui nous propose un retour aux sources.

 

  • LA FOOT CHASE, C’EST UN RETOUR AUX SOURCES

Aujourd’hui, à l’heure du numérique, des câbles, des CGI, de la Motion Capture, que reste-t-il de nos amours de jeunesse, ces scènes de course poursuite incroyable réalisées à la force des jambes ? A quoi peut-on se fier aujourd’hui ? La course poursuite à pied, c’est pas un peu dépassé ? Contre toute attente, la réponse à la question précédente est non.

A notre époque de cinéma numérique où le trucage devient l’essence et non plus l’exploit des images visionnées, on constate un retour aux sources. Au-delà de la technologie, des pouvoirs incroyables, des voitures rugissantes, prenez une paire de jambes, de bras, et tout est remis en jeu !

Et certains réalisateurs l’ont très bien compris. 

Prenons deux exemples. Vous vous rappelez Matrix, le film sorti en 1999 des ex-frères Andy et Lary, aujourd’hui Lana et Lilly Wachowski ?

Ce film de science-fiction nous présentait un univers, ou plutôt deux univers, l’un âpre et plutôt bleu, la réalité où les hommes sont emprisonnés et exploités par les machines comme piles et l’autre plutôt vert, rêve d’une société où évoluent les esprits des hommes, les empêchant de prendre conscience de leur condition véritable ?

Ce monde méga high-tech nous offre une belle scène de course poursuite à pied. La technologie n’y est présente que par le biais d’un radioguidage, permettant à l’Elu, Néo, joué par Keanu Reeves, de fuir les agents de la matrice. Sinon, ben, il court, et les agents tentent de le tuer :

 

« Mister Wizard, get me out of here » – Néo – https://www.youtube.com/watch?v=RwtifqCmGuw

 

Au milieu de tout ces technologies à la fois dans le film et autour du film, pour le réaliser, on a un gars qui court sans autre pouvoir avec un téléphone à l’oreille et des poursuivants qui le rattrapent sans cesse. En fait, le seul pouvoir utilisé dans cette scène est celui de ne pas s’essouffler dans une course interminable.

Prenons un autre exemple où l’objectif de la course est inversée. Le héros ne cherche pas à fuir des adversaires trop dangereux pour lui, mais à rattraper un ennemi pour l’empêcher de mener à terme ces plans.

Mais là aussi, on est dans un film mettant en scène une technologie hyper-poussée, super gadgets, masques de latex, méga capteurs, bombe atomique de poche, vous nous avez compris, on parle de “Mission Impossible”.

Bon, “Mission Impossible”, c’est vaste, entre les deux séries télé et les films, il faut s’y retrouver. Alors précisons.

On parle de “Mission Impossible : Fallout” avec Tom Cruise, film réalisé par Christopher Mac Quarrie et sorti en 2018.

Aucun rêve n’est jamais qu’un rêve.” – Tom Cruise

La scène qui nous intéresse est celle où l’agent Ethan Hunt prend en chasse son impitoyable adversaire (oui, il change à chaque épisode, vu qu’il se fait dégommer à la fin du film et qu’il en faut donc un nouveau pour le film suivant, mais là n’est pas notre débat du jour) sur les toits de Londres. Il est soutenu par son collègue et ami Benjamin Dunn, interprété par Simon Pegg, qui radio-guide à distance Tom Cruise pour qu’il ne perde pas la trace de sa cible.

Là aussi, on abandonne véhicule et gadget, Tom court, et bon dieu qu’est-ce qu’il court ! Seules traces de technologie, c’est le contact radio avec Dunn et le GPS de ce dernier pour guider Ethan Hunt.

Et voilà le résultat :

Là aussi, on revient à l’essentiel dans cette scène incroyable. Là aussi, c’est le retour aux sources d’un homme et de ses jambes, et là aussi, mine de rien, se glisse un peu d’humour permettant de détendre les nerfs des spectateurs mis à rude épreuve, et laissant l’occasion à Tom Cruise de reprendre son souffle.

Cette course est la référence que nous avons voulu évoquer dans le nouvel épisode de Pamela Target, “Battrape-moi si tu peux”. Un épisode qui démarre par une course poursuite pédestre où notre héros, BatBruce le justicier solitaire, est guidé par radio pour retrouver la trace de l’horrible Peter Pan Pan le lapin péteur et psychopathe !

Pour en savoir plus, venez écouter l’épisode 7 de Pamela Target, Battrape moi si tu peux ! :

Et vous, que pensez-vous de la Foot chase ? Ca vous manque ? Et quelle a été votre course poursuite à pied préférée au cinéma ou à la télévision ? Dites-le nous en commentaire.

A bientôt,

la PT-Team