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L’ IDENTITE SECRETE de la PT TEAM.

Pourquoi l’adage « vivons caché, vivons heureux » ne marche pas, quand tu es podcasteur ?

Parce que les auditeurs ne s’intéressent pas uniquement à ta série.  Ils aiment savoir qui se cache derrière. Ils apprécient quand tu leur montres ta vie de podcasteur. Ils s’intéressent à ta personne, à ta façon de travailler.

Ce n’est pas parce que tu fais de l’audio, que tu dois te contenter d’être une simple voix.


Les créateurs de Pamela Target en mode furtif

Pour Pamela Target, nous avions choisi de nous « cacher  »  derrière une structure que nous avions appelé Kanopée. Il s’agissait juste de la première syllabe de nos prénoms mis bout à bout (K pour Katia, No pour le nom de David et P pour Pascal).

Il n’y avait clairement aucune boîte de production derrière, ni de gros moyens financiers pour nous soutenir, mais malgré tout, cela a généré beaucoup de malentendus …

 

 

Au début de notre aventure, nous ne prenions jamais le temps de parler directement à nos auditeurs, de nous présenter, de raconter ce que nous faisions. Ce malentendu a alors perduré longtemps, très longtemps.  Cela a rebuté certains de nos auditeurs (et probablement nous a fait perdre quelques abonnés).

Si on prend l’exemple d’autres podcasts, les individus derrière sont aussi, voire plus mis en avant que leurs productions.  Richoult est aussi connu que sa structure Javras. Avec son collectif, il est très présent physiquement sur des manifestations/conventions… donc avec un lien personnel et non institutionnel.

Bref si vous faites un podcast, ne vivez pas caché, parlez de vous autant que de votre podcast.

 

La peur de se lancer, le mieux ennemi du bien, comprendre les auditeurs, la résistance face à l’adversité, garder le funk  : voilà à mes yeux les différents obstacles qui ont été les nôtres, quand nous avons lancé notre première série audio. Il y aura sans doute d’autres – c’est bien normal quand on apprend, non ?  – mais ce sont sans doute ceux qui m’ont le plus marqué cette année.

J’espère que cette série d’articles vous aura permis de découvrir une partie de notre vie de créateurs de série, de vous faire rire un peu, parce qu’après tout c’était l’idée aussi et pourquoi pas vous donner l’envie de vous lancer dans la création d’une série audio dans votre salon.

A lire aussi

article 1 La PT team et la peur du néant

article 2 Un petit pas pour la pT Team

article 3 Lost in translation 

article 4 A grande régularité, grandes responsabilités

article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk ?

 

A écouter

La saison 1 de la série audio Pamela Target 

 

Comment la Team Pamela Target a gardé le funk !

Si tu veux tenir dans la durée, il faut aussi cultiver le funk. Prendre du plaisir, sinon à quoi bon ? Tu veux savoir comment nous avons gardé le funk ? Nous avons suivi deux règles essentielles pour nous : surtout ne pas rester seul et ne pas trop s’éparpiller.

Surtout ne pas rester seul

Nous sommes 3 dans l’équipe Pamela Target, nous aurions pu choisir de rester en vase clos, mais nous avons décidé de faire autrement. Nous avons ouvert l’équipe de la PT-TEAM à d’autres comédiens, rencontré d’autres podcasteurs, pour plusieurs raisons.

 

A plusieurs, l’énergie est différente, plus festive et ça aide pour jouer la comédie…

Dans cet extrait des coulisses de l’épisode 12 « Kaiju just run « , tu peux retrouver pendant l’enregistrement Bruce l’émeu (David Chamalet) et Bill Bill le Bousier (Jérôme Thévenet). Pour nous, jouer ensemble dans la même pièce, a été un élément clé de la dynamique de notre série. Nous sommes meilleurs quand nous sommes physiquement côte à côte, quand nous jouons à nous battre, quand nous courrons dans le salon ou que nous sommes dans un wagonnet lancé à pleine vitesse. Ca fait un peu Actors Studio et ce n’est pas toujours facile à appliquer en terme d’organisation, mais, on a beau dire, ça rend vraiment quelque chose. Une seule fois, cette énergie folle a failli nous desservir.

Vous l’avez déjà constaté dans l’extrait avec Peter Pan pan de l’article 2 un petit pas pour la PT Team, nous avons des comédiens très très investis. Et Bill le Bousier, joué par Jérome Thévenet, n’est pas en reste. A tel point que, lors de l’enregistrement de l’épisode 19 In the Jaeger Pantsu, nos voisins ont vraiment cru que quelqu’un était en train de brûler dans l’immeuble et ont appelé la Police ce soir-là.

 

 

Pour certains épisodes, nous étions plus de 6 autour du micro. Je vous laisse imaginer l’ambiance. Bien sûr, il a fallu trouver un moyen pour que la super énergie du jeu ne se fasse pas au détriment de la qualité du son. Après plusieurs tentatives,  on a trouvé des solutions, sans pour autant acheter 6 micros et une mixette !! Vous pourrez en voir un peu plus très bientôt dans le making of de notre saison 1.

Dans cet extrait de lecture de l’épisode S01E04 « J’adore l’odeur du Napalm le matin« , nous sommes 5 autour du micro  : David Neau, David Chamalet, moi-même, Jérôme Thévenet et King of Punk, alors que Pascal Senicourt est en train de vérifier le retour son.

Le plaisir d’enregistrer avec une bande de copains a grandement contribué à notre motivation pour avancer sur la série. Toutes les séances d’enregistrement ont été des moments de franches rigolades très souvent autour d’un bon p’tit déj ou d’ un apéro.

Nos comédiens sont d’ailleurs notre premier baromètre en matière d’humour. Nous ne leur donnons jamais le texte à lire à l’avance  et si ils se mettent à rire en les découvrant à l’enregistrement, c’est BON SIGNE, sinon on retravaille le texte en live.

 

Ne pas rester seul, c’est aussi rencontrer d’autres podcasteurs : les experts, mais aussi des débutants comme nous.

Quand nous avons commencé, nous étions tellement intimidés par les experts du podcast que nous avons préféré rester dans notre coin. Si c’était à refaire, on ne ferait surtout pas ça !  Si quelqu’un peut vous apprendre quelque chose c’est bien eux. Ils baignent dans la Saga mp3 et le podcast depuis qu’ils sont tout petits.

Ils sont souvent très occupés, mais si vous présentez patte blanche dans leur antre, sur des plateformes comme Netophonix ou Podcasteo, je suis prête à parier qu’ils vous répondront, comme ils l’ont fait pour nous.

Quand on cherche de nouvelles voix, du matos, du réconfort, c’est aussi auprès des autres podcasteurs que l’on peut en trouver. Bon je garde toujours une distance respectueuse vis-à-vis des grands manitous de la sagasphère comme Blast ou François tjp,… mais … j’essaie de me soigner.

 

 

Ne pas trop s’éparpiller

 

Quand nous avons commencé à brainstormer sur Pamela Target, à nous trois, nous avions bien 100 idées à la seconde. Cela allait de la vidéo virale à l’article de blog,  en passant par des Goodies délirants et une application secrète pamela target, sans parler du jeu vidéo qui nous taraudait depuis un moment.

En février 2018, nous pensions avoir été raisonnable en lançant notre « minimum viable product » :

  • 1 épisode audio par semaine,
  • 1 épisode animé et sous-titré en anglais sur Youtube toutes les 3 semaines,
  • des posts sur l’univers ciné tous les deux jours sur Facebook
  • une saison 1 de 42 épisodes en cours d’écriture, pas totalement enregistrée et pas du tout montée.

 

Rien que ça ! Au bout de 22 semaines d’affilée, nous étions toujours là, avec les yeux plus tout à fait en face des trous, mais nous envisagions tout de même de ne pas faire de pause pour les vacances d’été.

Le problème c’est que si tu ne te reposes jamais, au bout d’un moment c’est épuisant et la qualité risque d’en prendre un coup. Et, parfois, seul un véritable électrochoc parvient à changer tes perspectives de façon drastique.

Pour Pamela Target, la fin du mois de juillet 2018 a été très chaotique. Je suis tombée gravement malade.

Nous avons dû arrêter brutalement la production des épisodes prévus pour le mois d’août. Finalement, cet événement dramatique nous a obligé à tous faire un break, indispensable pour reprendre notre souffle.

En septembre, lors de notre réunion de rentrée, nous avons fait des choix que nous aurions été incapables de faire quelques mois auparavant.

Nous avons suspendu la production des vidéos youtube, bien que le résultat soit de plus en plus chouette après 9 épisodes. Nous avons réduit nos publications Facebook et favorisé Tweeter et Instagram. Nous nous sommes focalisés sur notre production n°1: l’audio, avec notre épisode hebdomadaire et la com.

 

Nous avons même décidé d’écourter la première saison (nous sommes passés de 42 à 33 épisodes) pour nous arrêter juste avant Noël et pouvoir nous ressourcer en famille.

Ces différents choix, parfois pris à contre-coeur, nous ont finalement redonné le funk et l’énergie pour terminer la saison 1 avec plaisir et même commencer à préparer la saison 2.

 

Dans le prochain épisode découvre, pourquoi on ne peut pas vivre caché, quand on est podcasteur.

 

A lire aussi

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article 3 Lost in translation 

article 4 A grande régularité, grandes responsabilités

 

A écouter

La saison 1 de la série audio Pamela Target 

 

 

 

A grande régularité, grandes responsabilités

On a compris assez rapidement que la régularité de nos parutions (1 épisode tous les mercredis) était un SUPER POUVOIR.

La régularité permet en effet d’avoir une meilleure visibilité partout :

  • dans les classements des podcasts,
  • dans les applis d’écoute : soundcloud, podcloud, iTunes…
  • dans les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

 

Et pour se faire connaître, il n’y a rien de tel que la visibilité.

 

 

Or, quand on fait sa série audio dans son salon, en général, on n’a pas trop l’esprit « pub payante Facebook » et encore moins affichage 4×3 dans le métro aux côtés de Deezer. Il y a des tas de moyens de trouver son public sans dépenser d’argent.  Ils sont plus ou moins fatigants et plus ou moins efficaces. On en a essayé un certain nombre, on te racontera dans un autre article, si tu es intéressé.

 

En tous cas, une fois que tu t’es engagé auprès de tes auditeurs, il vaut mieux t’y tenir, car l’auditeur novice se caractérise par

  1. son incapacité à comprendre le mot ABONNEMENT. Il voudrait bien cliquer, mais encore faudrait-il qu’il sache où.
  2. sa volatilité. Tu ne publies pas cette semaine ? Il va écouter autre chose. Et après vogue la galère (3 semaines de com minimum), pour le faire revenir.
  3. sa notion très élastique du temps : un épisode de 5 mn, c’est soit trop ou trop peu.

Les plus assidus attendent leur mail, ou leur notification pour aller directement télécharger ou écouter l’épisode. Quand le mail ne vient pas, c’est une trahison (petite, mais quand même)… Les plus voraces dévorent ta saison en 2 heures 30 top chrono et te demandent : mais… c’est quand la saison 2 ?

 

 

Le principal problème de l’assiduité, c’est que tu finis par subir malgré toi une sorte de chantage affectif de l’auditeur. Tu ne veux pas le décevoir, tu dois donc fournir sans faillir et si tu n’es pas organisé à la fin… tu t’épuises.

 

 

La fiction sonore a cette particularité, (par rapport au podcast d’interview ou de discussion) d’avoir une phase de production particulièrement longue et incompressible:

Et même pour certains, composition musicale, ce que nous, nous ne faisons pas, rappelez-vous, nous ne sommes pas des musiciens cf. article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant.

Ce qui fait que dans une semaine, pour un épisode Pamela Target de 5mn, il y a plus de 3 jours de travail. Une saison de 33 épisodes,  ça fait donc beaucoup de jours de travail, sans compter l’écriture, le temps passé à « jouer » au Community manager et notre autre travail à côté, parce qu’on en a tous un.

 

 

Quand tu tombes dans le syndrome Spider-man (grands pouvoir, grandes responsabilités), laisse-moi te dire qu’il va falloir t’accrocher pour en sortir. C’est l’engrenage infernal. Apparemment, devenir organisé ça aide à s’en sortir  ! mais pas que….

Dans le prochaine épisode, découvre comment nous sommes sortis de cet engrenage, GRACE AU FUNK.

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

article 3 : Lost in translation

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

 

A écouter

saison 1 de Pamela target

La TEAM Pamela Target LOST IN TRANSLATION

Apprendre à écouter, c’est comprendre son public.

C’est plus facile à faire quand on est tout nouveau dans un milieu, mais c’est applicable aussi quand on est un référent dans un domaine. Attention ! Ecouter ne veut pas dire suivre à la lettre ce qui peut être reproché.

Tout est une question d’équilibre.

 

Au lancement de la série, nous avions choisi comme punchline* : Pamela Target, la série barrée et un poil prouuut. Nous avions puisé nos premiers auditeurs dans notre base d’amis (chose que je ne recommande pas vraiment, car rien ne dit qu’ils feront partie de la cible au final). Certains nous ont fait des retours du genre: trop fou, trop décalé, pas assez réaliste. Certains nous reprochaient d’être trop prout, d’autres de ne pas l’être assez. Dans quel sens fallait-il bouger le curseur du prout  ? Avions-nous vraiment un public ?

 

Un début de réponse nous a été donné, lorsque nous avons eu notre premier commentaire sur iTunes provenant d’un auditeur non identifié (bref, pas un ami) : « série déjantée, barrée à l’ouest, fun et même funky, mais qui est Pamela Target? « .

Alléluia ! Mazeltov ! Nous avions un public et du même coup, nous avions trouvé notre nouvelle punchline. Le prout avait disparu de la punchline, mais pas son esprit, on vous l’assure !  Et petit à petit, nous avons commencé à trouver notre vrai public (enfin c’est surtout lui qui nous a trouvé… on essaiera d’en parler plus tard), parce qu’on a réussi à faire le tri dans les retours, entre ce qui relevait du fonds et de la forme. Croyez-moi, ce n’est pas toujours évident et je suis heureuse de ne pas avoir été toute seule pour décoder.

*Olivier Benguigui photographie

 

Dans le prochain épisode, découvre pourquoi  une grande régularité implique de grandes responsabilités pour la PT Team tout comme Spider-Man !

 

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

 

Article 4 A grande Régularité, grandes responsabilités 

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

A écouter

Saison 1 de Pamela Target

*Punchline désigne, dans plusieurs domaines artistiques, une phrase forte ou choc.