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Archive de l’étiquette bruce willis

Les pires idées à ne surtout pas piquer aux équipes de héros au cinéma pour développer le collectif au bureau

Le cinéma nous a livré dans différents genres tout un tas d’équipes de (super) héros, d’aventuriers, de mercenaires, de voleurs, soldats et bien plus encore. Alors c’est vrai qu’il y a plein de bonnes raisons de rejoindre une équipe : à plusieurs, on fait plus de choses, on apprend les uns des autres, on sort de sa solitude, on apprend à s’aimer soi-même, et blablabla, que de jolies raisons… issues de deux mille ans de morale Judéo chrétienne et de scoutisme où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Mais la vérité est ailleurs !

Nous, on va vous expliquer pourquoi, selon nous, ce n’est vraiment pas cool d’intégrer une équipe comme celle des (super) héros au bureau !

Le recrutement  : Quelque soit votre (sale) caractère, il y a toujours une équipe pour vous accepter

Franchement,  des boulets, comme héros, nous  en avons un paquet au cinéma.

      – « No Comment. » Logan

 

  • L’individualiste forcené

Prenez un peu de recul et répondez honnêtement à cette question: s’il fallait se baser uniquement sur le caractère, qui aurait envie d’avoir dans son équipe un individualiste forcené, râleur et chiant qui passe son temps à vous envoyer paître, à n’en faire qu’à sa tête et à empaler tout ceux qui se mettent sur son chemin, comme Logan, plus connu sous le nom de Wolverine ?

Logan sévit dans X-Men. Le premier X-Men date de 2000 et a été réalisé par Bryan Singer.  Il s’agissait d’adapter la série de comics de Stan Lee et Jack Kirby ayant démarré en 1963. Trente-sept ans d’histoire, vous voyez le challenge !

Wolverine (Logan de son petit nom) apparaît dans une histoire Marvel en 1974 et on le retrouve pour la première fois chez les X-Men en 1975. Ça réduit le challenge de Bryan Singer à vingt-cinq ans.

Uniquement présent au départ car il fallait un super-héros canadien dans l’équipe, Logan trouve sa place au fur et à mesure des années. Ce personnage irascible et sans pitié submerge le cœur des fans et devait donc être forcément présent dans l’adaptation cinéma. Là encore, incarné par Hugh Jackman, il s’incruste si fort dans le cœur des nouveaux fans (encore) qu’il est de tous les films et développe même sa propre trilogie !

X-Men Origins : Wolverine de Gavin Hood en 2009, qui laisse une impression bizarre d’inabouti,

Wolverine, le combat de l’immortel de James Mangold en 2013, qui relance la machine

et le crépusculaire Logan de James Mangold (encore lui) en 2017.

 

Franchement, vous voudriez vraiment arriver le lundi matin et vous retrouver avec un Logan dans votre équipe ?

Imaginez la scène :

« – Logan, à propos du dossier Bidochon, vous en êtes où ?

– Nulle part, et je m’en fous.

– Logan, ça ne pourra pas durer éternellement, cette attitude négative.

– Mon attitude négative et moi, on déglingue Magnéto ! c’est pas un tâcheron comme toi qui va m’apprendre à mener ma vie. Alors dégage de mon bureau.

– Logan, nous sommes dans mon bureau…

– Ca c’était avant ! (regard méchant alors qu’il plante ses griffes dans votre clavier, et vous sortez)”

Vous voyez le tableau !

A première vue, le caractère de Logan semble insupportable à gérer. Il est une forte tête, qui se fiche de la hiérarchie, limite anarchiste, et en plus, il est quasi-immortel. Il passe son temps à vider des bières et à vous regarder méchamment. Certes c’est un solitaire, indépendant, sans pitié, mais avec un grand coeur. Et quoique l’on puisse dire, plus d’une fois, il a fini par sauver la mise aux X-men, et on aime Logan pour toutes ces caractéristiques…  Mais si vous avez un peu d’expérience du management d’équipe, vous savez que la réponse est non, on ne le prend pas dans son équipe !

  • Le jusqu’au boutiste

Prenons un deuxième exemple. Si nous vous disons Rorschach, vous pensez soit au psychodiagnostic de Rorschach inventé par le docteur éponyme en 1921, soit à l’un des membres de l’équipe des Watchmen.

 

Watchmen est une série de comics publié de 1986 à 1987 est créé par Alan Moore et Dave Gibbons. Mais vous connaissez peut-être la version cinématographique de Zack Snyder paru en 2009.

Rorchach, de son vrai nom Walter Kovacs, est un personnage qui a tendance à régler les problèmes en balançant les responsables dans le vide-ordures. Il s’affuble d’un masque noir et blanc rappelant les tâches que l’on trouve dans les planches dessinées du Docteur Rorschach (d’où son nom de super-héros). C’est Jackie Earle Haley qui tient ce rôle.

Pour dire les choses simplement, Rorschach est violent, meurtrier et limite psychopathe. Il a oublié le sens du mot douche (ça fait perdre du temps alors qu’il y a tellement de criminels à purger) et celui du mot loi (c’est pour les gens qui ont du temps à perdre alors qu’il y a tellement de criminels à purger) .

Honnêtement, lundi matin, arrivée au bureau,

“- Snif, snif, ah, ça pue, Rorschach est arrivé. Je m’y ferais jamais… Bonjour Rorschach, vous en êtes où sur le dossier Bidochon ?

– J’ai découvert que Bidochon gonflait ses prix.

– Ah ? vous avez négocié ferme alors ?

– On ne négocie pas avec le mal.

– Euh… Mais alors…

– Je l’ai noyé dans les toilettes de votre bureau.”

Voilà voilà…

L’intransigeance du personnage et son côté jusqu’au-boutiste ont touché beaucoup de gens. Il est celui qui sent dès le départ que quelque chose cloche dans le suicide d’un ancien super-héros et il ne lâchera jamais avant de trouver la vérité.

Et malgré son côté… intolérant, il trouve toujours bon accueil chez son ami Dan Dreiberg, ancien Watchmen aussi et il est même toléré par d’autres membres de l’équipe. Bref, il a trouvé un endroit où on l’écoute, mais ce ne sera pas votre bureau.

  • Le dépressif chronique

Un troisième pour la route, Avec Frodon, le hobbit, membre de la communauté de l’anneau chargé d’aller détruire l’anneau du mal dans les laves du volcan de Mordor dans le récit en trois volumes “Le Seigneur des Anneaux” de J.R.R. Tolkien paru en 1954 et 1955.

Vous pensez alors au doux visage de Elijah Wood qui joue le rôle dans les trois films de la trilogie de Peter Jackson parus en 2001, 2002 et 2003 !

A priori, celui-ci, vous vous dites “Oh ben non, un gentil hobbit, c’est le pied (poilu) dans son équipe”.

Frodon ou l’incessant questionnement existentiel : »Mais… Comment vais-je faire pour me sortir de là… Suis-je vraiment fait pour cette mission ? »

Frodon est un hobbit, comprenez, il est petit, souriant, incapable de se battre de base. Mais en plus, ce Hobbit-là, rongé par le doute, devient d’une lancinante incapacité à mener sa mission. Le type qui vous pompe votre énergie tellement il déprime. D’ailleurs, sans Sam Gamegie, Frodon ne s’en sortirait pas, de sa mission.

Et bien malgré cela, on l’accepte dans la communauté de l’anneau. Aux côtés des elfes archers olympiques, des nains machines de guerre et des humains ardent défenseur des libertés. Tout le monde est content du gentil Hobbit.

Même nous, d’ailleurs. Malgré sa dépression chronique – alors oui, l’anneau du mal ultime qu’il transporte y est pour quelque chose, il faut le reconnaître -, on le supporte. Mais repensez-y, lundi matin, bureau…

“- Bonjour Frodon, vous en êtes où sur le dossier Bidochon ?

– Je ne sais pas, la tâche semble tellement dure, je perds pied, je n’y arriverai jamais.

– Pas de panique, vous l’appelez, prenez rendez-vous et présentez-lui le contrat.

– L’appeler ? Mais le téléphone semble tellement loin, c’est comme si une force intérieure m’empêchait de tendre la main jusqu’au combiné.”

Vous regardez le calendrier et vous réalisez que Frodon doit passer ce coup de fil depuis trois mois et soudain, devant son regard désespéré errant du téléphone à ses mains, vous aussi, vous vous sentez très très fatigué… et cela vous fera dire: TU NE PASSERAS PAS ta période d’essai.

 

La communication  : Dans une équipe de héros, il y a toujours quelqu’un pour rigoler de vos vannes, aussi pourries soient-elles

– « Rest in pieces. » Barney Ross

Oh Yeah !

Prenons l’équipe des Gardiens de la Galaxie, film réalisé par James Gunn en 2014 et issu tout droit d’un comic Marvel réalisé par Dan Abnett et Andy Lanning paru en 2008. La série initiale est plus ancienne, et la première équipe (qui n’est pas celle adaptée au cinéma) date de 1969.

Dans le film, Peter Quill, joué par Chris Pratt, et ses compagnons parcourent l’espace pour sauver la galaxie ou pour sauver leur peau, selon les situations – et les points de vue – et histoire de garder le moral, on a droit à un festival de blagues :

« – Les métaphores lui passent au-dessus de la tête.

– Rien ne peut me passer au-dessus de la tête. Mes réflexes sont trop rapides, je l’attraperai. »

Bien envoyé (au-dessus de la tête)…

 

« C’est une pratique courante le balai dans le cul ? Ça doit être douloureux ! »

On veut son dictionnaire de vannes.

 

« – Je viens de sauver Quill.

– On est tombé d’accord pour dire que bombarder quelqu’un c’est pas le sauver !

– Quand ça on est tombé d’accord ?

– Mais il y a 3 secondes !

– J’avais la tête ailleurs, j’écoutais pas. »

Arf ! Vous êtes plié en quatre et vous vous dites « Ouais, c’est cool ça ! »

Mais principal corollaire de ce deuxième point, dans une équipe de héros, il y a toujours quelqu’un pour faire des vannes pourries à côté de vous. Et ça c’est plus douloureux si vous n’aimez pas l’humour lourd. Vous serez obligé de faire des checks aux vannes les plus terribles de l’histoire du rire.

Bon, dans une équipe de héros, y a toujours malheureusement une place pour tout le monde et on se fend la poire à des blagues qui fendent pas grand-chose, mais votre malheur ne s’arrête pas là.

Le Modus operandi   : la fin justifie les moyens.

– « Il est venu, il a pris son dû, ils l’ont battu. » Ocean’s eleven

Dans une équipe de (super) héros, pas de réflexion métaphysique, on fait ce qu’on a à faire, quelque soit le prix.

Chacun sa mission en fonction de ses compétences ! Et rien ne vaut la démonstration par l’exemple.

La belle brochette réunie par Danny Ocean pour un casse de folie.

Alors penchons-nous sur Ocean’s eleven, réalisé par Steven Soderbergh en 2001. Rappelons que ce film est un remake de l’inconnu de Las Vegas par Lewis Milestone en 1960.

Danny Ocean mène une banque de braqueurs professionnels à l’assaut de trois des plus grands casinos de Las Vegas (c’était Cinq dans la version de 1960, ils sont devenus petit bras avec le temps).

Danny Ocean, joué par Georges clooney, réunit donc une brochette de pros pour l’aider.

– Rusty Ryan, le roi du bluff, joué par Brad Pitt,

– Linus Caldwell, le pickpocket hors pair, incarné par Matt Damon,

– Basher Tarr, le roi des explosifs, joué par Don Cheadle,

– Ruben Tishkoff, spécialiste des systèmes de sécurité, rôle tenu par Elliott Gould…

Nous pourrions vous faire la liste des onze mais a priori, vous avez saisi l’idée. Chacun va faire ce pour quoi il est doué.

Ryan ment, Caldwell vole à la tire, Basher Tarr fait péter des bombes (enfin, pas trop non plus) et ainsi de suite. Non, le scénario ne propose pas d’envoyer Linus faire péter des bombes, de faire bluffer au poker Basher et de demander à Ryan de pickpocketer ses voisins !

Du coup, on évite de se perdre et on avance pépère sur son point fort. Bon, ça n’empêche pas qu’il y en a un qui doit se décarcasser pour pondre des plans. Là, c’est Danny Ocean qui s’y colle. Moins cool pour lui.

 

Mais le cœur du problème est ailleurs. En effet, la plupart des équipes de héros ont un souci, ils ont des membres mono-tâches et les dommages collatéraux occasionnés sont un peu le cadet des soucis de tout le monde.

Dans le cas d’ Ocean’s Eleven, nous avons affaire à des braqueurs, on pourrait se dire « Non mais c’est normal qu’ils cassent tout, ils font des casses après tout ! » Là, check à cette vanne (hé oui, vous êtes obligés, vous vous rappelez le point précédent ?)

Pour clarifier le propos, évoquons un deuxième exemple avec le roi du plan, Hannibal Smith de L’Agence Tous Risques.

 

Best of the best…

Le film réalisé par Joe Carnahan est sorti en 2010. il est adapté, bien sûr, de la monumentale série télévisée L’Agence Tous Risques, 98 épisodes diffusée de 1983 à 1987, créée par Frank Lupo et Stephen J. Cannell.

L’Agence Tous Risques est une bande d’anciens soldats recherchée par la police militaire et qui mettent leurs gros bras au service de la veuve et de l’orphelin. Là aussi, on retrouve une équipe organisée, mais plus réduite que celle de Danny Ocean.

– Barracuda, roi de la mécanique et gros bras, musculairement incarné par Mister T, que l’on retrouvera dans Rocky III,

– Futé, maître du charme et du baratin, joué par Dirk Benedict, vu précédemment dans Galactica d’ailleurs,

– Looping, le dieu des pilotes tous appareils confondus, follement incarné par Dwight Schultz,

– Hannibal Smith, le stratège hors pair qui renvoie Scipion et Napoléon au placard, dont on retiendra la phrase culte, semi-ironique : “J’adore qu’un plan se déroule sans accroc”, et joué par George Peppard.

Notons que l’équipe d’Hannibal répond aux points précédents, Looping est sorti d’un asile à chaque épisode car il est complètement fou, mais tout le monde l’aime et ils échangent des vannes qui ne resteront pas dans l’histoire du rire… Mais dès qu’il s’agit d’atteindre leur objectif, y a plus aucun contrôle sur la casse et tout y passe autour d’eux: hommes, voitures, bâtiments, ça explose de partout pour aller faire des courses et ça passe à travers les murs pour promener le chien !

Vous aurez beaucoup de mal à justifier, dans la vraie vie, les factures de chaque action entreprise. Lundi matin, bureau…

« – Hannibal, vous en êtes où avec le dossier Bidochon ?

– Il a signé !

– Génial, il va fournir tous les robinets commandés ?

– Oh ben ça, ça m’étonnerait, vu qu’on a détruit la totalité de son usine avant qu’il signe.

– Mais Hannibal…

– J’adore qu’un plan se déroule sans accroc… »

On vous avait prévenus. Mais si ça ne vous suffit pas pour comprendre qu’une équipe de héros dans la vraie vie, c’est pas cool, alors voilà l’argument massue…

 

Suppression du plan retraite : parce que y a pas d’âge pour s’éclater dans une équipe de héros !

– « Can I kill her now ? » Frank Moses

Oui, les équipes de héros sont “age-open” ! Vous pouvez en trouver de sept à soixante-dix sept ans !

Ah, Les Goonies. Souvenez-vous, l’aventure était au coin de la rue.

Regardons les extrêmes. Les plus jeunes s’éclateront à faire un bout de route avec les Goonies. Ce film, réalisé par Richard Donner en 1985, met en scène un groupe d’enfants découvrant une carte au trésor dans un grenier et décidant de trouver le trésor afin d’aider à sauver leur quartier menacé de destruction par un promoteur. Mais évidemment, les choses ne vont pas être si simples. Les enfants vont agir ensemble pour atteindre leur but. Notons, pour boucler la boucle, que Brand, le frère d’un des quatre Goonies, est joué par Josh Brolin, qui incarnera bien des années plus tard Thanos dans Avengers, une équipe plus adulte (enfin, ça dépend des scènes) !

Sautons vers une équipe située à l’autre bout de la pyramide d’âge, on aurait pu citer  les Expendables mais on choisira le film RED réalisé par Robert Schwentke sorti en 2010. RED, pour Retired and Extremely Dangerous, est l’adaptation d’un comic de Warren Ellis et Cully Hammer paru en 2003 chez une filiale de DC Comics.

La bande de retraités que tu voudrais pas dans ta maison de retraite…

Frank Moses, joué par Bruce Willis, est un ancien agent de la CIA à la retraite. Le jour où on attente à sa vie, il décide de réunir son ancienne équipe pour comprendre ce qui se passe et optionnellement régler le problème à l’ancienne. Et voilà les retraités qui reprennent la route, du poil de la bête et toutes leurs armes pour en montrer à ces petits millenials bureaucrates !

Bon, vous avez saisi, y a pas de retraite pour les équipes de héros, même ceux qui sont à la retraite ! En activité jusqu’au dernier jour !

Malgré tout et pour notre plus grand plaisir, le cinéma continue à nous servir des équipes de super héros, toujours aussi peu adaptés au bureau  !  Et ce n’est pas pour rien si dans Pamela Target, nous avons fondé l’équipe des X-Animen, que vous pouvez voir à l’entraînement dans l’épisode 26 de la saison 1 “je connais le kung-Fu à la Matrix” :

que vous pouvez découvrir commençant à interagir ensemble dans l’épisode dix de la saison 2 “Les X-Animen et le frigidaire de cristal” :

et qui se dresse de toutes ses forces contre un ennemi commun, à  découvrir dans “The Beginning of Endgame”, l’épisode 11 de la deuxième saison de Pamela Target :

Et vous, malgré tout ce que l’on vient de vous expliquer,  quelle équipe de héros au cinéma pourrait vous inspirer dans votre vie au bureau ?

Dites-le nous en commentaires !

La PT-Team

Comment le cinéma a appris à aimer la bombe… ou pas.

La bombe nucléaire, ça crée des radiations, ça provoque des cancers, ça explose à tort et surtout à travers, ça donne des milliers de morts d’un coup, ça marche au nucléaire qui génère des déchets dont on ne sait plus quoi faire, à part pourrir la planète avec. Bref, la bombe nucléaire, c’est pas le must du top cool. Il paraît même que son utilisation fait bondir en avant l’horloge de l’apocalypse, celle qui sonne la fin du monde à minuit, c’est vous dire. Mais contre toute attente, la bombe a un avantage ! Elle a donné pléthore et kyrielle de scénarios et de situations dramatiques qui ont abouti à d’innombrables films dont quelques oeuvres immortelles qui marqueront l’histoire du septième art, sans laisser de déchets nucléaires derrière elle.

Elles auraient été quatre avec des chevaux, on les aurait appelées les quatre cavalières de l’horloge de l’apocalypse. Mais bon…

Comme source de film catastrophe, on s’en doute, la bombe nucléaire se pose là.

Et Dieu seul sait que des films catastrophes, on peut en faire à partir de tout et n’importe quoi. Mais de tout cela, nous reparlerons dans un autre article. La bombe donc, on l’a traité de plusieurs manières au cinéma. Et tout d’abord, comme cause de la fin du monde !

La bombe, responsable de la fin du monde !

Do you think you’re the only one that’s suffered ? We’ve all been through it in here. But we haven’t give up. We’re still human beings, with dignity. But you ? You’re out there with the garbage. You’re nothing.” – Papagallo

Notons que le premier film à traiter du nucléaire date de 1951. Il a été écrit et réalisé par un homme nommé Arch Oboler et se nomme “Les cinq survivants”.

Le film met en scène les cinq derniers survivants (à juste titre) du cataclysme nucléaire. Quatre hommes et une femme enceinte (ça ferait pas six, ça ?) ! Comment vont-ils (sur)vivre maintenant ? La réponse fera ressortir les travers et autres défauts de l’humanité. je ne vous en dirait pas plus pour ne pas spoiler.

William Phipps, Earl Lee et Susan Douglas Rubes, Trois survivants  sur cinq…

De manière plus fantastique, “Day The World Ended”, sorti en 1955 et réalisé par Roger Corman, met en place un groupe de survivants après l’holocauste nucléaire. Mais ceux-ci se retrouvent face à un homme irradié qui a muté et devient petit à petit… cannibale.

Mais si pendant un temps, les survivants de l’apocalypse ont été les premiers à être filmés, après, c’est la nouvelle société issue du chaos nucléaire qui fut montrée et analysée.

Comme dans l’anticipation de manière générale, l’idée est de faire ressortir les travers de l’humain voire même au sens plus large les dérives de la société.

D’ailleurs, ce type de film montrant un monde post-apocalyptique a pris un nom: les films post-apo.

Mad Max 2, le défi” de Georges Miller sorti en 1981 en est un bel exemple. La société s’est reconstruite petit à petit mais de manière primitive, avec quelques objets modernes, voitures, armes à feu… et dans cette société, règne la loi du plus fort, et parfois du plus malin, s’il a de bonnes jambes ! Bref, un monde brutal et sans pitié.

Le monde post-apo de MadMax 2, The Road Warrior -1981

Mais de manière plus sophistiquée, on peut penser aussi à “Equilibrium”.

Ce film, réalisé par Kurt Wimmer et sorti en 2002, met en scène une société déshumanisée où les hommes ont décidé de se priver de leurs émotions à l’aide d’une drogue, le prozium – toute ressemblance avec le prozac serait purement fortuite ou pas -.

Le monde post-apo d’Equilibrium -2002

Mais pourquoi donc cette lubie bizarre ? Tout simplement car un conflit nucléaire a ravagé le monde et que les survivants se sont dits que l’usage de la bombe, c’est la faute à l’émotivité et aux émotions négatives. Alors autant supprimer les émotions et tout ira mieux !

Christian Bale et Sean Bean font les frais de cette décision, faisant partie de la brigade chargée de chasser ceux qui refusent de brider leurs émotions, les viles racailles !

Dans les deux premiers cas, on est pile poil après la fin du monde et ce sont les quelques survivants qui nous intéressent. Puis, ce sont des sociétés reconstruites un certain temps après la guerre nucléaire. Et finalement, des sociétés reconstruites longtemps après la bombe.

Elle reste la source de destruction qui donne un monde nouveau, à bâtir, en construction ou totalement finalisé. La bombe au cinéma, c’est la mort mais parfois, c’est aussi la menace de mort.

La bombe comme menace à enrayer

Gentlemen, you can’t fight in here ! This is the war room !” – President Merkin Muffley

En effet, de nombreux films se sont penchés sur comment empêcher que la bombe explose. Ou comment la faire exploser !

En 1964, un ovni sort sur nos écrans, “Docteur Folamour ou comment j’ai appris à aimer la bombe” de Stanley Kubrick. Satire militaire mordante mettant en scène un personnage de savant fou, joué par Peter Sellers, qui va pousser tout le conseil de guerre des Etats-Unis à utiliser la bombe pour régler les problèmes de guerre froide avec les russes.

Et le film finira effectivement par des bombardements. Mais pas avant que le docteur Folamour et l’élite de la nation se soient réfugiés en sécurité, se préparant à devenir les survivants de l’apocalypse évoqué dans le chapitre précédent.

Lâcher de bombe dans Dr Folamour ou comment j’ai appris à aimer la bombe  – 1964

Après cette explosion de comédie, la bombe atomique est abordée sous l’angle de la peur. Plusieurs films vont mettre en scène de vaillants héros chargés d’empêcher que de vils trafiquants, terroristes, maniaques psychotiques et autres foudingues assoiffés de fin du monde fassent exploser des ogives nucléaires pour meubler leur week-end.

On peut penser à titre d’exemple à “La somme de toutes les peurs”, nouvelle aventure de Jack Ryan, réalisée par Phil Alden Robinson en 2002. Avec dans le rôle de Jack Ryan, non plus Harrison Ford mais… Ben Affleck. Ce dernier, aidé par un autre agent de la CIA, va tenter de déjouer un complot visant à commettre un attentat nucléaire contre les Etats-Unis.

Autre exemple, moins connu, “Le pacificateur”, film de Mimi Leder sorti en 1997. Là encore, vol de têtes nucléaires par des terroristes plutôt russes d’ailleurs. Mais dans ce film, une fois n’est pas coutume, c’est une femme qui va être l’héroïne sauveuse du monde, le Docteur Julia Kelly jouée par Nicole Kidman, bon, aidée pour la circonstance par le lieutenant colonel Thomas Devoe, incarné par Georges Clooney.

La bombe nucléaire représente toujours l’ennemie, mais celle qu’on peut combattre, pas celle qui nous a détruit d’entrée. Et parfois, elle devient même un allié !

La bombe comme moyen de détruire le danger !

Life is a journey, not a destination” – Armageddon

Hé oui, cette bombe nucléaire qu’on craint, et bien devant des ennemis encore plus dangereux qu’elle, elle devient le dernier recours pour se défendre.

Tout d’abord, le cas de la menace impossible, nos éternels ennemis les aliens ! Quoi de mieux qu’une bonne ogive nucléaire dans la tronche pour leur dire gentiment de rentrer chez eux et d’aller envahir ailleurs !

C’est le défi que relèvent les héros de “Independance Day”, film de Roland Emmerich sorti en 1996. Avec Will Smith en pilote de chasse au taquet pour dégommer de l’alien et Bill Paxton en président des Etats-Unis prêt à tout pour donner l’exemple.

Il faut reconnaître que la partie de chasse entre Will Smith, alias le capitaine Steven Hiller et les aliens en chasseurs stellaires aurait pu figurer dans notre article sur les films d’aviation. (rappelez-vous, c’était ici).

Will Smith, le petit cigare avant le gros boum !

Et deux ans après, en 1998, un nouvel ennemi surgit qui va nécessiter qu’on ressorte le nucléaire. Des aliens encore plus sauvages ? Non, juste un gros météorite qui va percuter la terre ! Dans le célèbre “Armageddon” réalisé par Michael Bay qui a valu à Bruce Willis un nouveau succès dans le rôle du sergent Harry Stamper, notre sergent va mener une équipe au cœur du météorite agressif pour y déposer une charge nucléaire qui est censée régler le problème.

Dans les deux opus cités, la bombe nucléaire va tout résoudre et se débarrasser des ennemis. Mais à côté de ces films où le spectaculaire joue la surenchère et où le nucléaire sauve le monde, il est d’autres films qui n’oublient pas que la bombe, ça peut faire mal, pas seulement dans l’immédiat mais aussi sur le long terme.

La bombe nucléaire comme cause de maladie et mutation

J’ai vécu l’enfer de la bombe ! Rien me fait peur maintenant ! Je peux affronter toutes les difficultés ! Je vais avoir la belle vie !” – Gen d’Hiroshima

  • De manière symbolique.

On pourrait citer Godzilla de Ishiro Honda de 1954, où les essais nucléaires américains donnent naissance à un monstre assoiffé de destruction qui vient… détruire le japon. Mais pour en savoir plus sur Godzilla, vous pourrez lire notre article traitant de ce Kaiju qui a traversé les ans ici.

  • De manière beaucoup plus dramatique, mais fictive

On ne peut parler de la bombe nucléaire et de ses effets au cinéma sans citer “Pluie Noire” de Shohei Imamura, sorti en 1989 et tiré du roman de Masuji Ibuse. Tout commence le 6 aout 1945 à Hiroshima. Explosion, destruction. Et alentour, des campagnards qui vivent leur vie sous la pluie noire tombant après le désastre.

Mais cette pluie noire porte la radiation à ceux qu’elle touche, et donc la maladie. Et effectivement, quelques années après, ces personnages vivant dans un village paisible vont voir leur vie décliner, happée par la maladie, la méfiance de ceux qui les entourent, la folie qui s’étend. Parmi eux, la jeune Yasuko, qui voit petit à petit son monde péricliter, en plus des privations d’après-guerre. Un drame dur sans jamais tomber dans le mélo. A voir, ou à revoir…

Yoshiko Tanaka, qui joue Yasuko. Une goutte de pluie noire, et toute une vie bascule…

Et comment évoquer les effets du nucléaire sans parler du film d’animation “Gen d’Hiroshima”, réalisé par Mamuro Shinzaki et sorti en 1983, adapté du manga de Keiji Nakazawa publié entre 1973 et 1985.

Les premières minutes du film, sur l’explosion d’Hiroshima, devrait convertir n’importe quelle personne ayant toute sa tête à la destruction massive des armes nucléaires.

Dans le film, après le drame, c’est Gen, son frère et leur tentative de survie dans un japon détruit que nous suivons au jour le jour.

Ce film a eu une suite sortie en 1986 et, ce que l’on sait moins, a été précédé d’une trilogie en prise de vue réelle sortie en 1976, 1977 et 1980.

Et si ça ne vous suffit pas, allez donc voir “Dans un recoin de ce monde”, réalisé par Sunao Katabuchi, sorti en 2016 et adapté du manga de Fumiyo Kono. Ce film racontant la vie dans la région d’Hiroshima avant, pendant et après la bombe au travers du quotidien de la jeune Suzu a récolté le prix du Jury au festival du film d’animation d’Annecy.

  • Et encore plus dramatique, mais malheureusement réel.

Pour ceux qui croient que les effets néfastes de la bombe nucléaire c’est de la fiction, il faut parler du film “Le Conquérant” de Dick Powell sorti en 1956.

Le film raconte la vie de Temujin – incarné par John Wayne -, qui deviendra le redoutable Genghis Khan (Temujin, hein, pas John Wayne). Quel rapport a le nucléaire avec la vie des hordes de Genghis Khan ? Aucun.

Mais le tournage de ce film est tristement instructif à plus d’un titre. Le tournage s’est déroulé en 1954 aux environs de Yucca Flats, site d’essai nucléaire de l’armée américaine dans les années cinquante.

L’équipe de tournage, sans le savoir, est donc exposée aux radiations soufflées par les vents de l’Utah. Et à de grosses doses de radiations, du genre à affoler les compteurs Geiger.

 

Sur les deux cent vingt personnes présentes pour le tournage, quatre-vingt onze auront un cancer dans les années qui suivent et quarante-six en mourront, dont… John Wayne en 1979.

Le nucléaire ne détruit pas seulement nos vies, et les menaces alentours, dans une explosion cataclysmique, mais il grignote nos corps de l’intérieur par l’intermédiaire des radiations, petit à petit, dans la souffrance, inexorablement.

S’il ne faut pas oublier ces faits graves, on peut néanmoins reconnaître au cinéma de savoir aussi atténuer l’impact de l’horreur. En effet, parfois, la bombe nucléaire, c’est juste, pour de vaillants héros, un obstacle à surmonter.

La bombe comme obstacle à affronter

Quand on parle du loup, on en voit le masque.” – Bane

Hé oui, on peut citer deux héros, à la limite du super-héros, qui ont affronté la bombe et y ont survécu haut la main.

Tout d’abord, Batman dans “The Dark Knight rises” de Christopher Nolan, film sorti en 2012, où le justicier masqué, joué par Christian Bale, s’envole dans les airs en Batplane pour emmener loin de Gotham une bombe nucléaire. Explosera-t-il avec ? La réponse est déjà connue de tous.

Tom Hardy et Christian Bale, une petite valse avant la fatidique Heure H ?

Et le second, non le moindre, c’est Indiana Jones dans “Indiana Jones et le royaume du crâne de Cristal” sorti en 2008 et réalisé par Steven Spielberg. Là, Indy se retrouve dans une fausse ville destinée à être soufflée par la fameuse bombe ! Notre héros a le réflexe de se réfugier dans un frigidaire pour se protéger. Bonne idée car le frigo est soufflé dans les airs et s’écrase plus loin. Indiana n’a plus qu’à s’extraire de l’appareil électro-ménager et à reprendre la course folle de ses aventures.

 Karen Allen et Harrison Ford, après l’explosion nucléaire et d’autres déboires, le grand sourire !

Et c’est ce clin d’oeil que nous avons choisi comme référence pour le nouvel épisode de Pamela Target “Les X-Animen et le frigidaire de cristal” :

Ce que l’on peut dire c’est que la bombe nucléaire est bonne pour la santé du cinéma bien plus que pour la nôtre. Et vous avez remarqué, on a pu vous présenter tout un article sur la bombe sans une seule image de champignon nucléaire. Comme disaient les anciens d’avant l’apocalypse, quand on veut…

Et vous, quels sont vos souvenirs de films traitant de la bombe ? Votre vision de la bombe nucléaire au cinéma ? Dites-le nous en commentaire…

S02E06 : Bruce ou Les 5 bonnes raisons pour ne pas être justicier

Aujourd’hui, nous allons nous attarder sur un autre héros de Pamela Target. Rien moins qu’un des personnages clés – de voûte, pourrions-nous ajouter – de la série, il s’agit de Bruce l’Emeu. De qui s’inspire Bruce l’émeu ? Comment sa lourde destinée de justicier a-t-elle été imaginée ? et quelles sont les 5 bonnes raisons pour lesquelles il ne fait pas bon être un justicier.

Un émeu ça n’émeut pas !

Avant de  commencer, voici un cours accéléré de zoologie, car il faut lever avant tout toute équivoque sur  la question de base qui revient souvent chez certains d’entre vous : mais par tous les dieux, c’est quoi un émeu ?

« Ce que vous appelez l’enfer, il l’appelle chez lui » – Colonel Trautmann – Rambo.

Et pour cause, l’émeu est un animal vivant uniquement sur le continent Australien. En d’autres termes, peu de chance qu’on en croise chez nous.  C’est un des trois plus gros oiseaux au monde. Avec qui partage-t-il cette place sur le podium ? Rien moins que l’autruche et le casoar. Si le casoar ne vous évoque rien, l’autruche vous parle sans doute plus. L’émeu, lui non plus, ne peut pas voler. Il est de la famille des ratites, comme… L’autruche et le casoar.

Casoar ? Emeu ? Ratites ? Bon, ça va cinq minutes les noms d’oiseaux que personne connaît, mettons des images sur tout ça :

 

Si Autruche et Emeu ne peuvent voler, une différence notable les oppose. L’autruche a des ailes alors que l’émeu ne dispose que de tristes embryons d’aile tout petits petits petits ne pouvant même pas servir à chasser une mouche ! Par contre, comme l’autruche, un émeu, ça trace ! Voyageur infatigable, l’émeu peut parcourir de grandes distance allant jusqu’à cinq cent kilomètres et même sprinter à plus de cinquante kilomètre / heure.

Vous comprenez d’autant mieux la situation mettant en scène Darryl Charwin en voiturette de golf et Bruce à pied, enfin, plutôt à pattes dans l’épisode 5 de la saison 1 de Pamela Target « Le Pet, mon professeur » :

Mais l’émeu, animal grégaire, est aussi bon père de famille. Et il ne rigole pas avec ses responsabilités. C’est lui qui couve les oeufs sans jamais quitter sa place, quitte à ne pas s’alimenter. Puis, papa émeu protège sa portée, une fois éclose, de tous les curieux et même… des dames émeu ! Il peut accueillir d’autres petits émeus dont les nids ont été attaqués et ravagés, augmentant la taille de sa famille.

Voilà une des raisons pour laquelle nous avons placé Bruce comme chef de la sécurité de l’arche, et pourquoi il décide de protéger ses ouailles, les animaux hébergés par Charwin, vaille que vaille, contre vents, marées et… Purin comme le montre l’épisode 9 de la première saison « Oh My god, pas la fosse à Purin » :

Mais bon, il faut bien l’admettre, malgré tout ça, un émeu, ça n’émeut pas et c’est sans doute pour cette raison que nous lui avons donné un autre dimension en l’appelant Bruce et en le transformant en justicier. Mais était-ce vraiment une bonne idée ? Selon nous, non. Et voilà les 5 raisons pour lesquelles il ne fait pas bon s’appeler Bruce et être un justicier. 

Raison 01 Un justicier solitaire, ben c’est solitaire

De Bruce l’émeu  à Bruce Willis : Hé oui, Bruce l’émeu est directement inspiré de Bruce Willis. L’acteur aux multiples rôles qui a incarné le modèle du héros solitaire des années quatre-vingt dix, celui qui ne lâche jamais rien, policier de la série de films “Die Hard”, agent de sécurité dans “Incassable” ou encore plus récemment agent secret retraité dans “Red”. Mais avant de devenir le modèle du action man de la fin du siècle précédent, Bruce s’est illustré en jouant le rôle de David Addison Junior, détective privé désinvolte à l’humour cinglant, dans les soixante-six épisodes (dont un pilote d’une heure et demie) de la série “Clair de Lune” diffusée à partir de 1987 sur M6. Rien qu’à évoquer cette série, “Moonlighting”, son générique chanté par Al Jarreau et écrit par Lee Holdridge et Al Jarreau, vient bercer nos oreilles… “Some walk by night, Some fly by day…”

 

Revenons à Bruce Willis. Raflant quelques prix au passage, le comédien se tourne alors vers des rôles plus musclés et devient, contre toute attente, le héros de “Die Hard”, plus connu en France sous le titre “Piège de Cristal”, film de John McTiernan sorti en 1988. Casting qu’il remporte de manière totalement inattendu, car étaient pressentis avant lui pour incarner John Mac Lane, dans le désordre : Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Clint Eastwood, Burt Reynolds et même Charles Bronson ! Et finalement, Bruce Willis récupère le rôle !

John Mac Lane, ce flic solitaire et intraitable, aux répliques caustiques, qui va risquer sa vie pour sauver sa famille tout au long de la pentalogie “Die Hard”, est basé sur le détective Joe Leland du roman Nothing Lasts Forever écrit par Roderick Thorp dont le film Piège de Cristal est une adaptation.

 

« La dernière fois que je l’ai vu, elle était dans une cage d’ascenseur avec un 4X4 dans le cul. » – John Mac Lane

Bon, faut reconnaître aussi que John Mac Lane a un léger souci. Sa femme le quitte tout le temps, ses enfants veulent plus lui parler, et ses amis, ben, on ne les revoit jamais dans le film suivant ! Oui, notre bon vieux Bruce Willis fait ressortir un point important, ben le justicier solitaire, il est solitaire. pas de vie de famille pépère pour lui !Même quand on est le roi de la super-vanne comme Bruce Willis.

Du coup, le côté intrépide, risque-tout, solitaire malgré lui de John Mac Lane nous parlait comme auteurs de Pamela Target pour servir de modèle à Bruce l’émeu. Par contre, l’aspect caustique du policier new-yorkais, son humour ravageur ne nous convenait pas pour notre Bruce, ancien militaire qui a fait le Vietnam, L’Indochine (un véritable aventurier, même s’il s’appelle pas Bob, vous voyez le clin d’oeil), la Corée et que sais-je encore, pour finir actuellement nouveau chef de la sécurité de l’arche.

Pour tout avouer, on imaginait même pendant un temps Bruce avec la voix rocailleuse de Sly – Sylvester Stallone pour les intimes ! On a quand même eu une sacrée voix grave, jouée par notre cher David Chamalet. 

Sly ayant failli incarner John Mac Lane, la boucle était bouclée… Mais la solitude est pas la seule raison pour laquelle ça craint d’être un justicier masqué. Pour illustrer une autre raison, nous avons pensé à un autre Bruce.  celui joué par Jim Carrey dans le Film « Bruce Tout-Puissant » sorti en 2003.

Raison 02 Un justicier solitaire, ça peut devenir très con

De Bruce Willis à Bruce Tout Puissant : Imaginez un Bruce à qui on donne le pouvoir d’un Dieu ! Que va faire notre héros ? Sauver le monde ? Arrêter la famine sur terre ? mettre fin aux guerres ? Non, rien de tout ça, il va juste changer son quotidien pour que la vie soit plus cool !

« Je suis l’alpha et l’omega, baby !  » – Bruce

Jim Carrey, donnant toute sa fougue comique à ce personnage, offre donc de belles tranches de fou rire. Mais le scénario du film va le confronter au parcours initiatique qui va le sortir de son égoïsme  pour l’amener à assumer ses pouvoirs, à la Spider-Man, « grands pouvoirs, grandes responsabilités ». Mais Bruce va bien sûr tout faire planter.

Parce qu’il faut bien reconnaître une chose, c’est que parfois, un justicier solitaire, ça peut devenir très con ! Et Bruce tout-Puissant en tient une sacrée couche. Et là, vous pouvez penser « Non, c’est la comédie qui fait qu’il est con, mais ils sont pas tous comme ça, les justiciers ». Alors petite question, pourriez-vous compter le nombre de fois où voyant un film ou un téléfilm et suivant avec passion (ou avec un plateau-repas, au choix) les déboires du héros, vous vous êtes dits « Mais il est con ou quoi, c’est pas ça qu’il faut faire ! » ou alors « Mais quel crétin, pourquoi y fait pas ça ? »

Quand vous aurez répondu honnêtement à cette question, vous réaliserez que effectivement, parfois, un justicier, ça peut devenir très con !

Donc, Bruce tout-puissant est un bonne exemple illustrant magistralement à quel point un justicier peut être con. MAis pour revenir à Bruce, ce n’est pas Bruce tout-puissant qui nous a inspiré pour compléter l’aspect Bruce Willis,  mais c’et un autre Bruce. Dans la lignée du héros solitaire toujours, mais moins drôle, plus sombre. Il s’agit non plus d’un héros de cinéma, mais bien d’une autre figure de la pop culture, issu du comics. On parle de Bruce Wayne !

Raison 03 Un justicier solitaire, c’est un psychopathe en puissance !

De Bruce Tout Puissant à Bruce Wayne He fights against all injustices in the world. He fights the battle for the little man. » – Bob Kane

Bruce Wayne, l’homme qui la nuit enfile son costume de Batman pour aller rendre la justice et chasser les truands. Mais Batman, d’où viens-tu ?

 

Batman vient au monde le 30 mars 1939 dans le magazine de comics “Detective Comic” N° 27 ! Ces heureux parents, Bob Kane au dessin et Bill Fingers au scénario, furent très heureux de voir leur enfant trouver la route du succès dès ses premiers mois, détrônant même en popularité les autres séries bien ancrées du magazine pour finir par flirter avec un autre héros de la maison : Superman himself !

Mais si Superman est un extra-terrestre doté de pouvoir le rendant invulnérable, porté par une vision positive de la justice, et volant sous un soleil éclatant entre les gratte-ciel lumineux de Metropolis, son petit cousin, Batman, est un humain sans pouvoirs, aidé par la technologie, agissant au départ par vengeance et louvoyant à la lueur de la lune dans les rues poisseuses de la sinistre Gotham City. Il faut en effet préciser qu’à ses débuts, Batman use de violence et parfois achève même ses adversaires sans pitié !

Sa véritable identité est Bruce Wayne, et il a assisté enfant au meurtre de ses parents et depuis… Mais tout ça, entre les comics, les séries télé et les films sur Batman, vous le savez déjà et on va pas s’attarder sur les origines du marasme psychologique de Bruce Wayne.

Mais parlons des sources ayant inspiré Kane et Fingers pour leur personnage ! On peut citer pêle-mêle “Le masque de Zorro” un film des années vingt, un feuilleton radio des années trente nommé “The Shadow” (personnage qui finira aussi en comics d’ailleurs, et incarné à la radio par… Orson Welles) et un film de 1930 appelé “The Bat Whispers” de Roland West qui met en scène un criminel doté d’une cape et d’un signe de chauve-souris qu’il projette sur les murs avant de frapper ! Quel hasard !

Bon, vous noterez que dans ces sources d’inspiration, y avait quand même des gens pas très équilibrés dans leur tête : Le tueur à la chauve-souris, le shadow qui abat les criminels et Zorro, le type qui s’entoure d’un cheval et d’un valet muet pour rendre la justice ! On voit le résultat, car comme on l’a dit, Batman a démarré en étant dur et sans pitié avec ses ennemis. D’ailleurs, quand on voit Bruce Wayne, on se dit assez vite que le justicier, ben, c’est un psychopathe qui est juste du bon côté de la barrière. A peu de choses près !

Mais tout cela n’a pas empêché le justicier masqué d’avoir encore de beaux jours devant lui, comme l’ont prouvé les décennies suivantes. Et DC Comics avait enfin trouvé une nouvelle license à succès qui fait encore son bonheur !

Ce justicier masqué, pourchassé par l’ordre autant que par ses ennemis criminels, cet homme qui pourrait gagner une dizaines de séances gratuites chez le psy, nous a servi d’inspiration pour Bruce mais surtout pour son avatar masqué, BatBruce, traqué autant par Charwin et ses robots patrouilleurs que par Peter Pan Pan et son gang !

Un justicier solitaire, c’est solitaire, ça peut être con, voire psychopathe et il y a un autre problème à jouer les justiciers…

Raison 04 Un justicier solitaire, ça meurt

De Bruce l’émeu à Bruce Lee : Bruce Lee, le petit dragon, naquît le 27 novembre 1940 à San Francisco. Il grandit à Hong-Kong avec ses quatre frères et soeurs, où il s’initie adolescent au Wing Chun, forme de Kung-Fu enseigné par Yip Man – homme de renom auquel a été consacré plusieurs films de Kung-Fu -. Bruce fut donc à bonne école. Il a commencé à jouer très tôt dans des films, des rôles d’enfants, orphelins  ou autres. Et en plus, Bruce faisait du Cha Cha Cha. Il a même remporté le Hong Kong Cha Cha championship de 1958 ! Mais malgré ses débuts impressionnants, le succès arrivera plus tard avec son premier film en tant que personnage principal, « Big Boss », réalisé par Lo Wei, en 1971. S’ensuit les mythiques « La Fureur de Vaincre » et « La Fureur du Dragon », « Opération Dragon » et « Le Jeu de la Mort », tout cela rien qu’en… 1972. Cinq films pour créer le mythe du petit dragon. Un héros qui vient aider les faibles et les opprimés contre les grands méchants, escrocs, racketteurs, et autres empêcheurs de vivre tranquille.

« Il n’y a plus de loi dans cette concession? A quoi sert la police? » – Chen Zhen

Mais au-delà du justicier, Bruce Lee incarne le héros vengeur. Schéma classique : On tue ses proches (frère, sœur, mère, oncle au troisième degré, maître de Kung-Fu…), il s’énerve, vient, atomise tous les méchants et s’en va. Ouaouh, ça calme. La meilleure illustration de ce parcours du justicier vengeur est « la Fureur de vaincre » réalisé aussi par Lo Wei, avec des interventions de Bruce pour les chorégraphies, et la présence d’un jeune cascadeur le temps d’une scène, le petit… Jacky Chan !

Mais revenons sur le film. Nous sommes dans les années trente. Huo, grand maître d’arts martiaux, meurt et laisse son école de Shanghaï orpheline. C’est la vie. Mais Le jeune Chen Zhen, le plus doué de ses élèves,  revient au pays et refusant la triste vérité, enquête pour découvrir que son maître n’est pas décédé de mort naturelle mais qu’il a été empoisonné par des sbires des odieux Japonais. De là, le personnage de Bruce Lee n’a qu’un but : Remonter la piste et défoncer les assassins, quelque soit le prix, quitte à défier tous les Japonais, la loi et l’ordre, à finir pourchassé par la police, l’armée japonaise, et par les autres élèves de son école qui voudraient bien calmer le jeu et couler des jours paisibles. Et après moult combats et cassages de tronches, une fois son maître vengé, Bruce se rend. Mais il finit par une dernière charge qui lui vaudra une fusillade. Et le héros… meurt ! oui, parce que les héros vengeurs, ben, souvent, ça finit mal.

D’ailleurs, Bruce Lee meurt en 1973, – soit un an après son maître, Yip Man, décédé en 1972 -. Son succès fulgurant aura duré trois ans…  Le Petit Dragon nous laissera cette image mythique de la dernière charge du héros vengeur sur le son des fusils qui claquent… et le recul pour réfléchir au fait qu’être justicier, si c’est pour être abattu en plein vol, ça craint !

Bon, un justicier, ça prend des balles et ça va pas très loin. voilà une information qui calme. Notre émeu, lui, a hérité de Bruce son talent pour le Kung-Fu ! Parce que les émeus, en terme de jeu de jambes, ça se pose un peu là.

 

Raison n°5 Un justicier solitaire, ca fait bien rire… 

De Batman à BatBruce : Why do we fall? So we can learn to pick ourselves back up.” – Thomas Wayne

Cette phrase du papa de Bruce Wayne pourrait tout à fait s’appliquer à notre Bruce l’émeu. Capturé, torturé, évadé, poursuivi, il pourrait se terrer dans un coin et attendre que l’orage passe mais non ! Il enfile son costume – son Batcostume devrions-nous dire – de super-héros et repart traquer les méchants.

David Chamalet la voix de notre Bat Bruce dans Pamela Target- photo JCHBeauvallet

Notre BatBruce, incompris, ne lâche rien et court sauver ses amis, sa copine, les habitants de l’arche, la terre entière. Parce que ce devoir de protecteur, ce sentiment de justice à rendre est dans son sang. BatBruce se portera toujours au secours des innocents, soit sous son costume, soit sans masque. Par contre, il faut bien reconnaître que le justicier masqué, ça fait un peu rire, et notre Bruce, perdu dans sa mission, ne se rend pas compte du regard des autres sur lui. Après tout, un émeu déguisé en justicier chauve-souris, ça peut faire bizarre et surtout, ça peut faire sourire. Mais quoiqu’il en soit, il n’est pas au bout de ses peines, comme vous allez le découvrir dans le nouvel épisode de la saison deux justement intitulé “BatBruce Returns” :

PTS02E06 : BatBruce returns.

Voilà, vous savez tout sur Batbruce, en fait, non, il vous reste encore des tas de choses à apprendre. Pour en savoir plus sur les origines mystérieuses de Bruce, sur son passé, il va falloir suivre les prochains épisodes de notre série…

Et vous, que pensez-vous de BatBruce et de sa quête effrénée pour arrêter Peter Pan Pan ? Voyez-vous une autre raison pour laquelle ça craint d’être un justicier masqué ? Venez nous le dire en écrivant un commentaire.

La PT-Team