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S02 E02 : One shot, One opportunity !

Nouvel épisode,  nouveau défi ! Pour écrire les scenarii de Pamela Target, en général nous faisons progresser nos intrigues principales et secondaires et nos personnages. Une fois que la trame est bien solide, c’est à ce moment-là que nous vient l’envie d’insuffler des références ciné et culture pop : épisode après épisode.  Dans l’épisode 2 de la saison 2,  The Battle à la Notorious PIG,  titre qui nous est venu bien plus tard, vous comprendrez en lisant l’article, nous avions mis en place une rivalité  entre deux personnages.

Comment traiter cette rivalité dans un mode purement audio, tout en respectant notre dramaturgie, le fun et nos références !?

Quelles références cinéma choisir ? Un duel western à la Sergio Leone, un combat de rapières digne de Errol Flynn, un affrontement de boxe à la Rocky ?

« Fuck the beat, I’ll go acapella »

Et c’est alors que nous avons eu l’idée qui tue ! Pourquoi ce défi ne consisterait-il pas en un Battle ? Un de ces légendaires battle de rap comme on en a tous en tête, surtout si on a des réminiscences de la célèbre émission H.I.P. H.O.P de Sidney ?

Un battle qu’on tournerait en dérision, car le fun est l’ADN de Pamela Target, c’était ça l’idée !

Les premières battles remontent aux années soixante-dix, à l’époque des premiers pas du hip-hop. Un micro, deux MC, comprenez Maître de cérémonie, un DJ – Disc-Jockey, ça, vous connaissez – et c’est parti pour un défi en vers, balancé sur un flow qui déchire en surfant sur le beat du DJ. Le MC doit montrer son talent d’impro, mais aussi défoncer son adversaire. Tous les coups (verbaux) sont permis. Comment sait-on qui a gagné ? A l’applaudimètre du public qui adore !

Avec le temps, l’esprit a perduré et s’est même développé au cours de soirées Open Mic dans des lieux underground. Et dans les années quatre-vingt-dix, les battles font rage, le rap se régalant de ce genre de conflits. Des défis épiques, comme Curtis Hanson  les montre dans… « 8 Mile »  ? Et hop, la référence débarque.

« If the streets had a voice, this would be the story they tell. » 8 mile.

(C) Universal Pictures France

(C) Universal Pictures France

Bien sûr, parler d’un rappeur blanc comme Eminem pour aborder les battles, certains pourraient trouver à redire sur le côté historique. On pourrait citer DJ Kool Herc, Afrika Bambaataa ou Grand Master Flash et ainsi remonter aux sources même des battles avec les sound system dans les block-parties (ces fêtes de quartier aux Etats-Unis qui ont eu une influence très importante dans l’éclosion de la culture hip-hop, du rap, ou du dee jaying.)…

Mais pour nous, quand on disait Battle, les premières images qui nous  venaient, ce ne sont pas celles de « Boyz’n the hood » (1991) ou de « Straight outta Compton » (2015), mais bien celles des battles de « 8 Mile » (2002)!

Mamoudou Athie, who plays Grandmaster Flash in The Get Down. Photo: David Lee/Netflix

« 8 Mile », qu’est-ce que c’est d’ailleurs ?

C’est L’histoire de Jimmy Smith Junior, B-Rabbit de son nom de rappeur en herbe, qui va tenter de percer dans le rap à Détroit. Ce personnage est incarné par Marshall Bruce Mathers III, Eminem de son nom de rappeur. Alors ce film sorti en 2002, ce serait juste une fiction biographique ou une biographie fictive sur le rappeur Eminem, un biopic racontant vraiment sa vie ou une version romancée s’en inspirant ?

Curtis Hanson, le réalisateur du film, avait sans aucun doute la réponse. Mais – paix à son âme -, il nous a quittés le 20 septembre 2016… Eminem a dit de lui : « Curtis Hanson a cru en moi et à notre idée dingue de faire un film sur les battles de rap. […] Il a simplement fait de moi un acteur pour 8 Mile… ». C’est donc cela !  Le sujet de « 8 Mile », c’est la battle, bien plus que la vie d’Eminem !

Alors certes, aujourd’hui, certains de nos rappeurs français règlent leurs compte en se tapant dans les aéroports et les soirées mondaines. Pour eux, il est loin le temps où c’était le talent, la verve, la force d’impro qui tranchaient les rivalités, autour d’un micro et sans violence physique. Mais pour parler Battle, « 8 Mile » s’avère une très bonne source d’inspiration et pour nous, une référence incontournable.

 DJ ! Spin that shit ! , façon Pamela Target

Alors on a retroussé nos manches et on s’est jetés à l’eau pour notre série audio Pamela Target. Nous avons  sorti nos stylos, nos micros, immergé nos comédiens dans les vidéos des block-parties du Bronx et on s’est lâchés !

A l’enregistrement, au montage, nous avons rencontré de nombreuses difficultés. Fallait-il le même beat pour chaque duelliste ? Comment le passer ? Sur une enceinte derrière eux, mais bonjour la qualité du son de leur voix ! Leur faire écouter au casque et peut-être brider leur flow ? Leur faire découvrir en amont pour qu’ils s’entraînent un peu ? Tester une solution différente convenant à chacun d’eux ?

Nous avons essayé différentes méthodes et finalement, nous avons trouvé… Soutenu par notre beatbox humaine, Jérôme Thévenet (un peu aidé, nous l’avouerons sans honte par MATTC90), David Chamalet, notre Eminem national, a pu relever le gant avec Frans Boyer, notre super Tupac.

Et finalement, notre battle pour raconter un défi dans une série audio, elle se tient…

Le résultat ? Vous pouvez l’écouter juste ici, dans l’épisode 2 de Pamela Target saison 2 « The Battle à la Notorious PIG » :

 

S02 E01: Un nouveau modèle de «Badass Villain»

Quand nous avons commencé à travailler sur la deuxième saison de Pamela Target, nous avions Peter Pan Pan et Le Professeur Charwin comme principaux méchants de la première saison : un psychopathe et un professeur fou. Mais petit à petit est venu s’imposer à notre esprit une autre référence commune qui nous avait frappée il y a quelques années. Un méchant et un univers que nous voulions absolument citer tellement la claque visuelle avait été grande… Mais je ne vais pas tout vous dévoiler comme ça. Alors, si je vous dis :

« It is by my hand, you will rise from the ashes of this world! »

C’est par ma main que vous renaîtrez sur les cendres de ce monde !

Vous pensez à quelqu’un en particulier ?

Je vous donne d’autres indices :

Une longue crinière de cheveux peroxydés, un respirateur orné d’un râtelier de dents de cheval, une armure transparente ornée de médailles, un homme corpulent maquillé de blanc et des yeux cernés de noir. Alors ? Un portrait se dessine ?

Oui, nous parlons bien d’Immortan Joe, le méchant de Fury Road, le quatrième opus de Mad Max.

 

Tout au long du film, ce personnage mystérieux à l’allure baroque ne nous dévoilera rien de son passé. Mais son monde parle pour lui. Ces médailles à son revers pourraient laisser penser qu’il serait un ancien militaire… Son ambition démesurée ressort dans ce qu’il a bâti. Il se présente comme un demi-Dieu. D’ailleurs, ce nom « Immortan » n’est pas une faute de frappe, mais bien la contraction d’Immortal et de Man.

Il a mis la main sur une ressource clé de ce monde de sang et de violence : l’eau. Il la distribue comme un seigneur à ses ouailles, s’en servant pour les asservir, tout en leur tenant un discours moralisateur, comme toute bonne divinité démoniaque qui se respecte.

« Do not, my friends, become addicted to water, or it will take hold of you and you will resent its absence! »

Ainsi, il a pris le pouvoir. Mais comment compte-t’il le garder ? Par le fanatisme !

Il a enrôlé pour le servir une bande de jeunes condamnés par la maladie, renommés les War Boyz, qui sont prêts à se sacrifier pour lui afin de conduire éternellement sur les routes du Valhalla.

Tout ce qui touche à la voiture devient objet sacré et source de divinité.

Le dieu V8, en référence au moteur éponyme, est vénéré dans des chants, Les volants sont objets de culte. Le chrome dont ces jeunes s’aspergent avant le sacrifice relève du rituel religieux, tout comme la phrase clé, qui reste dans toutes les mémoires en sortant du film « Witness Me » lancée avant le sacrifice pour la cause de leur Dieu, Immortan Joe.

« You shall ride eternal. Shiny, and chrome. »

 

Entourés de ses guerriers et kamikazes, Immortan Joe a poussé encore plus loin sa domination par le look qu’il s’est choisi. Son masque instille la peur dans le coeur de ses ennemis, mais aussi de ses troupes. Son ambition ne s’arrête pas là, il vise à instaurer une lignée et pour cela il enferme ses femmes dans un coffre. Les autres qu’il ne peut engrosser endosseront le rôle de mère laitière, condamnées à produire du lait sous trayeuse.

Vision qui met la femme loin – mais très loin – du pied d’égalité.

Derrière ce monde barré se cache bien sûr la vision incroyable du réalisateur Georges Miller.

Il reprend les rennes trente-cinq ans après « Mad Max 3 » pour délivrer un nouvel opus visuellement époustouflant. Georges Miller qu’il ne faut pas cantonner aux quatre Mad Max. On peut rappeler qu’il a aussi réalisé « Babe le cochon devenu chien de berger » ainsi que « Happy Feet » ! Réalisateur de film pour enfants et de la sauvagerie madmaxienne, c’est incroyable, voire schizophrénique, non ? Laissons parler l’intéressé dans cet extrait d’une interview accordée à Première :

Crédits photo Créateur :Mark Mohell Droits d'auteur :National Portrait Gallery Informations extraites des métadonnées photo IPTC

Crédits photo: Créateur :Mark Mohell Droits d’auteur :National Portrait Gallery Informations extraites des métadonnées photo IPTC

 

« Schizophrénique ? Mais c’est notre nature à tous, non ? D’un côté laisser s’exprimer sa rage et ses pulsions, de l’autre s’efforcer de les maîtriser. C’est une lutte morale vieille comme le monde. On y est confronté dans les moments les plus intimes de la vie. Et c’est ce qui crée la peur qui pousse tant d’entre nous vers les croyances religieuses. »

Merci de cette précision, Georges.

Mais revenons à notre vilain ! Celui de Pamela Target.

S’inspirer de ce personnage d’Immortan Joe pour créer un roi fou, avide de pouvoir prenait tout son sens pour nous dans la deuxième saison de notre série audio. D’autant plus que ce roi ne sort pas de nulle part, il s’agit d’un personnage que vous avez déjà découvert dans la première saison. Qui ? Venez donc écouter « Quelle Belle journée à la Mad Max ! » le premier épisode de la nouvelle saison de Pamela Target pour le savoir.

A bientôt pour un nouvel article,

La PT-Team.

 

L’ IDENTITE SECRETE de la PT TEAM.

Pourquoi l’adage « vivons caché, vivons heureux » ne marche pas, quand tu es podcasteur ?

Parce que les auditeurs ne s’intéressent pas uniquement à ta série.  Ils aiment savoir qui se cache derrière. Ils apprécient quand tu leur montres ta vie de podcasteur. Ils s’intéressent à ta personne, à ta façon de travailler.

Ce n’est pas parce que tu fais de l’audio, que tu dois te contenter d’être une simple voix.


Les créateurs de Pamela Target en mode furtif

Pour Pamela Target, nous avions choisi de nous « cacher  »  derrière une structure que nous avions appelé Kanopée. Il s’agissait juste de la première syllabe de nos prénoms mis bout à bout (K pour Katia, No pour le nom de David et P pour Pascal).

Il n’y avait clairement aucune boîte de production derrière, ni de gros moyens financiers pour nous soutenir, mais malgré tout, cela a généré beaucoup de malentendus …

 

 

Au début de notre aventure, nous ne prenions jamais le temps de parler directement à nos auditeurs, de nous présenter, de raconter ce que nous faisions. Ce malentendu a alors perduré longtemps, très longtemps.  Cela a rebuté certains de nos auditeurs (et probablement nous a fait perdre quelques abonnés).

Si on prend l’exemple d’autres podcasts, les individus derrière sont aussi, voire plus mis en avant que leurs productions.  Richoult est aussi connu que sa structure Javras. Avec son collectif, il est très présent physiquement sur des manifestations/conventions… donc avec un lien personnel et non institutionnel.

Bref si vous faites un podcast, ne vivez pas caché, parlez de vous autant que de votre podcast.

 

La peur de se lancer, le mieux ennemi du bien, comprendre les auditeurs, la résistance face à l’adversité, garder le funk  : voilà à mes yeux les différents obstacles qui ont été les nôtres, quand nous avons lancé notre première série audio. Il y aura sans doute d’autres – c’est bien normal quand on apprend, non ?  – mais ce sont sans doute ceux qui m’ont le plus marqué cette année.

J’espère que cette série d’articles vous aura permis de découvrir une partie de notre vie de créateurs de série, de vous faire rire un peu, parce qu’après tout c’était l’idée aussi et pourquoi pas vous donner l’envie de vous lancer dans la création d’une série audio dans votre salon.

A lire aussi

article 1 La PT team et la peur du néant

article 2 Un petit pas pour la pT Team

article 3 Lost in translation 

article 4 A grande régularité, grandes responsabilités

article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk ?

 

A écouter

La saison 1 de la série audio Pamela Target 

 

Comment la Team Pamela Target a gardé le funk !

Si tu veux tenir dans la durée, il faut aussi cultiver le funk. Prendre du plaisir, sinon à quoi bon ? Tu veux savoir comment nous avons gardé le funk ? Nous avons suivi deux règles essentielles pour nous : surtout ne pas rester seul et ne pas trop s’éparpiller.

Surtout ne pas rester seul

Nous sommes 3 dans l’équipe Pamela Target, nous aurions pu choisir de rester en vase clos, mais nous avons décidé de faire autrement. Nous avons ouvert l’équipe de la PT-TEAM à d’autres comédiens, rencontré d’autres podcasteurs, pour plusieurs raisons.

 

A plusieurs, l’énergie est différente, plus festive et ça aide pour jouer la comédie…

Dans cet extrait des coulisses de l’épisode 12 « Kaiju just run « , tu peux retrouver pendant l’enregistrement Bruce l’émeu (David Chamalet) et Bill Bill le Bousier (Jérôme Thévenet). Pour nous, jouer ensemble dans la même pièce, a été un élément clé de la dynamique de notre série. Nous sommes meilleurs quand nous sommes physiquement côte à côte, quand nous jouons à nous battre, quand nous courrons dans le salon ou que nous sommes dans un wagonnet lancé à pleine vitesse. Ca fait un peu Actors Studio et ce n’est pas toujours facile à appliquer en terme d’organisation, mais, on a beau dire, ça rend vraiment quelque chose. Une seule fois, cette énergie folle a failli nous desservir.

Vous l’avez déjà constaté dans l’extrait avec Peter Pan pan de l’article 2 un petit pas pour la PT Team, nous avons des comédiens très très investis. Et Bill le Bousier, joué par Jérome Thévenet, n’est pas en reste. A tel point que, lors de l’enregistrement de l’épisode 19 In the Jaeger Pantsu, nos voisins ont vraiment cru que quelqu’un était en train de brûler dans l’immeuble et ont appelé la Police ce soir-là.

 

 

Pour certains épisodes, nous étions plus de 6 autour du micro. Je vous laisse imaginer l’ambiance. Bien sûr, il a fallu trouver un moyen pour que la super énergie du jeu ne se fasse pas au détriment de la qualité du son. Après plusieurs tentatives,  on a trouvé des solutions, sans pour autant acheter 6 micros et une mixette !! Vous pourrez en voir un peu plus très bientôt dans le making of de notre saison 1.

Dans cet extrait de lecture de l’épisode S01E04 « J’adore l’odeur du Napalm le matin« , nous sommes 5 autour du micro  : David Neau, David Chamalet, moi-même, Jérôme Thévenet et King of Punk, alors que Pascal Senicourt est en train de vérifier le retour son.

Le plaisir d’enregistrer avec une bande de copains a grandement contribué à notre motivation pour avancer sur la série. Toutes les séances d’enregistrement ont été des moments de franches rigolades très souvent autour d’un bon p’tit déj ou d’ un apéro.

Nos comédiens sont d’ailleurs notre premier baromètre en matière d’humour. Nous ne leur donnons jamais le texte à lire à l’avance  et si ils se mettent à rire en les découvrant à l’enregistrement, c’est BON SIGNE, sinon on retravaille le texte en live.

 

Ne pas rester seul, c’est aussi rencontrer d’autres podcasteurs : les experts, mais aussi des débutants comme nous.

Quand nous avons commencé, nous étions tellement intimidés par les experts du podcast que nous avons préféré rester dans notre coin. Si c’était à refaire, on ne ferait surtout pas ça !  Si quelqu’un peut vous apprendre quelque chose c’est bien eux. Ils baignent dans la Saga mp3 et le podcast depuis qu’ils sont tout petits.

Ils sont souvent très occupés, mais si vous présentez patte blanche dans leur antre, sur des plateformes comme Netophonix ou Podcasteo, je suis prête à parier qu’ils vous répondront, comme ils l’ont fait pour nous.

Quand on cherche de nouvelles voix, du matos, du réconfort, c’est aussi auprès des autres podcasteurs que l’on peut en trouver. Bon je garde toujours une distance respectueuse vis-à-vis des grands manitous de la sagasphère comme Blast ou François tjp,… mais … j’essaie de me soigner.

 

 

Ne pas trop s’éparpiller

 

Quand nous avons commencé à brainstormer sur Pamela Target, à nous trois, nous avions bien 100 idées à la seconde. Cela allait de la vidéo virale à l’article de blog,  en passant par des Goodies délirants et une application secrète pamela target, sans parler du jeu vidéo qui nous taraudait depuis un moment.

En février 2018, nous pensions avoir été raisonnable en lançant notre « minimum viable product » :

  • 1 épisode audio par semaine,
  • 1 épisode animé et sous-titré en anglais sur Youtube toutes les 3 semaines,
  • des posts sur l’univers ciné tous les deux jours sur Facebook
  • une saison 1 de 42 épisodes en cours d’écriture, pas totalement enregistrée et pas du tout montée.

 

Rien que ça ! Au bout de 22 semaines d’affilée, nous étions toujours là, avec les yeux plus tout à fait en face des trous, mais nous envisagions tout de même de ne pas faire de pause pour les vacances d’été.

Le problème c’est que si tu ne te reposes jamais, au bout d’un moment c’est épuisant et la qualité risque d’en prendre un coup. Et, parfois, seul un véritable électrochoc parvient à changer tes perspectives de façon drastique.

Pour Pamela Target, la fin du mois de juillet 2018 a été très chaotique. Je suis tombée gravement malade.

Nous avons dû arrêter brutalement la production des épisodes prévus pour le mois d’août. Finalement, cet événement dramatique nous a obligé à tous faire un break, indispensable pour reprendre notre souffle.

En septembre, lors de notre réunion de rentrée, nous avons fait des choix que nous aurions été incapables de faire quelques mois auparavant.

Nous avons suspendu la production des vidéos youtube, bien que le résultat soit de plus en plus chouette après 9 épisodes. Nous avons réduit nos publications Facebook et favorisé Tweeter et Instagram. Nous nous sommes focalisés sur notre production n°1: l’audio, avec notre épisode hebdomadaire et la com.

 

Nous avons même décidé d’écourter la première saison (nous sommes passés de 42 à 33 épisodes) pour nous arrêter juste avant Noël et pouvoir nous ressourcer en famille.

Ces différents choix, parfois pris à contre-coeur, nous ont finalement redonné le funk et l’énergie pour terminer la saison 1 avec plaisir et même commencer à préparer la saison 2.

 

Dans le prochain épisode découvre, pourquoi on ne peut pas vivre caché, quand on est podcasteur.

 

A lire aussi

article 1 La PT team et la peur du néant

article 2 Un petit pas pour la pT Team

article 3 Lost in translation 

article 4 A grande régularité, grandes responsabilités

 

A écouter

La saison 1 de la série audio Pamela Target 

 

 

 

A grande régularité, grandes responsabilités

On a compris assez rapidement que la régularité de nos parutions (1 épisode tous les mercredis) était un SUPER POUVOIR.

La régularité permet en effet d’avoir une meilleure visibilité partout :

  • dans les classements des podcasts,
  • dans les applis d’écoute : soundcloud, podcloud, iTunes…
  • dans les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram.

 

Et pour se faire connaître, il n’y a rien de tel que la visibilité.

 

 

Or, quand on fait sa série audio dans son salon, en général, on n’a pas trop l’esprit « pub payante Facebook » et encore moins affichage 4×3 dans le métro aux côtés de Deezer. Il y a des tas de moyens de trouver son public sans dépenser d’argent.  Ils sont plus ou moins fatigants et plus ou moins efficaces. On en a essayé un certain nombre, on te racontera dans un autre article, si tu es intéressé.

 

En tous cas, une fois que tu t’es engagé auprès de tes auditeurs, il vaut mieux t’y tenir, car l’auditeur novice se caractérise par

  1. son incapacité à comprendre le mot ABONNEMENT. Il voudrait bien cliquer, mais encore faudrait-il qu’il sache où.
  2. sa volatilité. Tu ne publies pas cette semaine ? Il va écouter autre chose. Et après vogue la galère (3 semaines de com minimum), pour le faire revenir.
  3. sa notion très élastique du temps : un épisode de 5 mn, c’est soit trop ou trop peu.

Les plus assidus attendent leur mail, ou leur notification pour aller directement télécharger ou écouter l’épisode. Quand le mail ne vient pas, c’est une trahison (petite, mais quand même)… Les plus voraces dévorent ta saison en 2 heures 30 top chrono et te demandent : mais… c’est quand la saison 2 ?

 

 

Le principal problème de l’assiduité, c’est que tu finis par subir malgré toi une sorte de chantage affectif de l’auditeur. Tu ne veux pas le décevoir, tu dois donc fournir sans faillir et si tu n’es pas organisé à la fin… tu t’épuises.

 

 

La fiction sonore a cette particularité, (par rapport au podcast d’interview ou de discussion) d’avoir une phase de production particulièrement longue et incompressible:

Et même pour certains, composition musicale, ce que nous, nous ne faisons pas, rappelez-vous, nous ne sommes pas des musiciens cf. article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant.

Ce qui fait que dans une semaine, pour un épisode Pamela Target de 5mn, il y a plus de 3 jours de travail. Une saison de 33 épisodes,  ça fait donc beaucoup de jours de travail, sans compter l’écriture, le temps passé à « jouer » au Community manager et notre autre travail à côté, parce qu’on en a tous un.

 

 

Quand tu tombes dans le syndrome Spider-man (grands pouvoir, grandes responsabilités), laisse-moi te dire qu’il va falloir t’accrocher pour en sortir. C’est l’engrenage infernal. Apparemment, devenir organisé ça aide à s’en sortir  ! mais pas que….

Dans le prochaine épisode, découvre comment nous sommes sortis de cet engrenage, GRACE AU FUNK.

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

article 3 : Lost in translation

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

 

A écouter

saison 1 de Pamela target

La TEAM Pamela Target LOST IN TRANSLATION

Apprendre à écouter, c’est comprendre son public.

C’est plus facile à faire quand on est tout nouveau dans un milieu, mais c’est applicable aussi quand on est un référent dans un domaine. Attention ! Ecouter ne veut pas dire suivre à la lettre ce qui peut être reproché.

Tout est une question d’équilibre.

 

Au lancement de la série, nous avions choisi comme punchline* : Pamela Target, la série barrée et un poil prouuut. Nous avions puisé nos premiers auditeurs dans notre base d’amis (chose que je ne recommande pas vraiment, car rien ne dit qu’ils feront partie de la cible au final). Certains nous ont fait des retours du genre: trop fou, trop décalé, pas assez réaliste. Certains nous reprochaient d’être trop prout, d’autres de ne pas l’être assez. Dans quel sens fallait-il bouger le curseur du prout  ? Avions-nous vraiment un public ?

 

Un début de réponse nous a été donné, lorsque nous avons eu notre premier commentaire sur iTunes provenant d’un auditeur non identifié (bref, pas un ami) : « série déjantée, barrée à l’ouest, fun et même funky, mais qui est Pamela Target? « .

Alléluia ! Mazeltov ! Nous avions un public et du même coup, nous avions trouvé notre nouvelle punchline. Le prout avait disparu de la punchline, mais pas son esprit, on vous l’assure !  Et petit à petit, nous avons commencé à trouver notre vrai public (enfin c’est surtout lui qui nous a trouvé… on essaiera d’en parler plus tard), parce qu’on a réussi à faire le tri dans les retours, entre ce qui relevait du fonds et de la forme. Croyez-moi, ce n’est pas toujours évident et je suis heureuse de ne pas avoir été toute seule pour décoder.

*Olivier Benguigui photographie

 

Dans le prochain épisode, découvre pourquoi  une grande régularité implique de grandes responsabilités pour la PT Team tout comme Spider-Man !

 

A lire aussi

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 2 : Un petit pas pour la PT Team

 

Article 4 A grande Régularité, grandes responsabilités 

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

A écouter

Saison 1 de Pamela Target

*Punchline désigne, dans plusieurs domaines artistiques, une phrase forte ou choc.

 

Un petit pas pour la Team Pamela Target …

Pourquoi, quand on se lance, le mieux est-il l’ennemi du bien ?

Ça a l’air bête à dire, mais pendant longtemps nous avons pensé qu’il fallait attendre le bon moment, perfectionner, peaufiner, lustrer son produit, avant de le sortir et que seule la qualité ferait venir nos auditeurs. Aujourd’hui, avec le recul, on ne regrette pas d’avoir suivi une approche par petits pas et de feedback (Lean).

« Même un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas. » Lao-Tseu ou plus prosaïquement « Just DO IT », Nike.

Pour être honnête, la dénomination de méthode des petits pas empruntée à la fameuse philosophie Kaizen (qui veut dire littéralement :analyser pour rendre meilleur) est arrivée bien plus tard. En effet, au départ, nos petits pas étaient dus plus à un manque total d’organisation qu’à une réelle volonté de stratégie.

Ainsi, quand nous avons annoncé la date de lancement de la saison 1, notre premier épisode n’était même pas prêt ! Chaque semaine, nous mettions en ligne un nouvel épisode, sans que celui d’après soit déjà dans les tuyaux. Nous avions pris un peu d’avance dans l’enregistrement des épisodes, mais nous étions dans les choux pour tout le reste. Montage, design sonore, mixage, graphisme, communication, RIEN n’était prêt. On allait à petit pas, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement.

Finalement, ce fut un mal pour un bien, parce que nous avons pu tenir compte des retours au fur et à mesure. Un pas, un retour, un nouveau pas, un autre retour…ainsi de suite…

D’un épisode à l’autre, nous changions ce qui était possible (à condition que la mise en ligne ne soit pas retardée). En revanche, ce qui était plus compliqué, qui nécessitait plus de temps, plus de ressources techniques ou scénaristiques, nous le programmions dès que possible.

Un des premiers retours que nous avons eu concernait le personnage de Peter Pan pan le Lapin. Pour ceux qui ne connaissent pas notre série, Peter pan pan est un personnage très volubile et très… énergique, à tel point que les autres comédiens font en général deux pas de côté pour éviter d’en prendre plein les oreilles pendant les enregistrements. Super Jeu, super énergie, mais aux dires de certains auditeurs, il semblait avaler une partie de ses mots sur les premiers épisodes et l’on ne comprenait pas tout. Dès les enregistrements suivants, nous avons été plus attentifs à son niveau sonore et à son débit de parole, ce qui a grandement aidé à améliorer l’identité du personnage.

Dans cet extrait des coulisses de l’épisode 21 « Un conseil à la Kamelott« , tu peux retrouver pendant l’enregistrement Peter Panpan le lapin (King of Punk), accompagné de Tutu La Tortue (Noémie Bousquainaud) et Korragen Le corbeau (Frans Boyer).

Mais, parfois,  il nous fallait plusieurs épisodes pour digérer le feedback et mettre en place une quelconque correction. Oui parce que, pour assimiler certains d’entre eux, il faut être sacrément ZEN (genre ce qui ne me tue pas, me rend plus fort) ou sacrément armé.

Quand nous avons fait écouter notre premier épisode tout de suite après l’avoir monté, pour ne rien te cacher… l’armure  d’Iron man n’aurait pas suffit, face aux scuds que nous avons reçus.

Après cela, on aurait pu suspendre la diffusion et retravailler l’ épisode indéfiniment. Malgré tout, on s’est accrochés. On a choisi de continuer à avancer dans la série. Choisir de nous améliorer au fur et à mesure, choisir le bien plutôt que le mieux.

Episode après épisode, on a appris à mieux utiliser notre matériel d’enregistrement, à monter, mixer différemment, en exploitant au mieux nos forces et en essayant de minimiser nos faiblesses. On t’expliquera notre méthodo d’enregistrement dans un autre article. En tous cas, sans tous ces retours, nos derniers épisodes ne ressembleraient pas à ce qu’ils sont (et j’avoue être assez fière de notre progression entre l’épisode 1 et l’épisode 33!). Il n’y a pas de doute :

Recueillir les avis, les commentaires, est la façon la plus « directe » d’apprendre et de progresser.

Dans le prochain article: « La Team Pamela Target totally LOST IN TRANSLATION », découvre la complexité de comprendre ce que le public dit.

A lire aussi :

article 1 : la team Pamela Target et la peur du néant

article 3 : Lost in translation

Article 4 A grande Régularité, grandes responsabilités 

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

 

A écouter

Saison 1 de Pamela Target

La Team Pamela Target et la peur du néant.

Nous sommes Katia, Pascal et David, les 3 créateurs d’une série audio qui s’appelle Pamela Target. Avec notre saison 1 qui arrive à sa fin, c’est le moment d’un premier partage d’expérience. En 33 épisodes, 10 000 écoutes, 10 mois délirants, speedés et funky, beaucoup de fous rires, pas mal de nuits blanches et quelques crises existentielles, nous avons réussi à produire DANS NOTRE SALON notre première série de fiction audio.

En attendant la saison 2, nous partageons avec toi notre folle aventure d’une année de série audio.

 

Pour nous, l’aventure de podcasteurs a commencé, il y a tout juste 1 an. Avant, on se retrouvait tous les vendredis soir dans notre salon, pour jouer de la musique ensemble. Autant dire qu’on s’éclatait, mais sincèrement, on ne jouait pas super bien. Un vendredi, alors qu’on envisageait d’agrandir le groupe à un quatrième larron… ce dernier nous a planté, comme ça… WTF !!!  Ce fut un petit coup dur pour nous… Non ! Pour être honnête, pas tant que ça, parce que ce soir-là, on s’est lancés dans la fiction audio.

Au début, c’est toujours le néant. A ce stade du projet, tout est un peu exacerbé, mais ce n’est pas tout à fait le néant en réalité. Nous, on était 3 copains : un geek, un auteur-réal et un scénariste de jeux vidéos. On se connaissait depuis qu’on avait dû choisir entre la pilule bleu et la pilule rouge. (si tu comprends la référence, c’est que toi aussi tu es né avant la Matrice).

Avec nos compétences, notre réseau d’amis et notre matériel disponible, on s’est dit : l’AUDIO, c’est l’idéal. Peu de contraintes de décors, peu de comédiens, ni de gros moyens techniques nécessaires, juste des histoires à raconter… Bien sûr, comme tu pourras le lire dans les autres épisodes, nous avons réalisé que ce n’était pas aussi simple que ça.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.  » Mark Twain

 

A l’évidence, pour nous lancer, il ne nous fallait pas attendre l’idée de génie, mais aller au plus simple :

  • Des épisodes courts (pas plus de 5 minutes),
  • des comédiens corvéables à merci (nous principalement),
  • un studio pas cher et dispo tout le temps (notre salon)
  • et une envie : créer une série barrée et funky avec notre humour et nos références ciné, BD et jeux vidéo.

Alors on a tout écrit pour faire des épisodes de 5mn, une première fois (en 2017), puis une deuxième (en 2017), puis une troisième… D’ailleurs, si tu veux découvrir un extrait du scénario de l’épisode 1 « J’suis pas venu pour beurrer des sandwiches », tu peux le trouver ici. Pour le fun, tu verras, on a comparé la 1ère Version et la Version Def d’enregistrement.

Au bout de 6 versions, Pascal a dit: ça suffit, maintenant on se lance…

Et on s’est lancé. Dans le prochain article, découvre pourquoi, quand on se lance, le mieux est l’ennemi du bien.

 

A lire aussi :

Article 2 Un petit pas pour la Team Pamela Target 

Article 3 Lost in Translation

Article 4 A grande Régularité, grandes responsabilités 

Article 5 Comment la Team Pamela target a gardé le funk !

 

 

A écouter :

Saison 1 de Pamela Target